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A la Fête du Roi de l’Oiseau, j’ai remonté le temps…

Vivre les fêtes Renaissance du Roi de l’Oiseau au Puy-en-Velay en Auvergne, c’est une envie que j’avais depuis des années. Imaginez, presque toute une semaine durant laquelle vous pourrez croiser des milliers de gens costumés dans la ville, assister à des spectacles, participer aux animations médiévales aux abords des camps…

Ce grand spectacle, c’est mon père qui m’en avait parlé comme d’une fête à faire absolument au Puy, là où il habitait. Et puis, il est décédé, et j’ai gardé cette idée dans un coin de ma tête. Je m’étais promis de revenir un jour au Puy, et j’ai toujours pensé que ça serait à cette occasion. Ce n’est que 12 ans après que j’ai tenu cette promesse, pour vivre un week-end dont je garderai un souvenir fou au Roi de l’Oiseau.

Les fêtes du Roi de l’Oiseau : une fête médiévale à voir en Auvergne

Le roi de l’oiseau, c’est un concours d’archerie qui date de la fin du Moyen-Âge, au XVIème siècle. A cette époque, on tirait « l’oiseau », qui est en fait un perroquet en plumes et en paille, afin de couronner le roi de l’Oiseau, alias le meilleur archer de la ville.

Aujourd’hui, et depuis 32 ans, les fêtes du Roi de l’Oiseau sont un événement-phare de la ville. Durant presque une semaine, la ville se transforme avec des campements, des spectacles, des défilés, des marchés, des saltimbanques. C’est plus qu’une simple manifestation, c’est un vrai moment fédérateur qui est d’ailleurs placé chaque année sous une thématique. Pour les fêtes du Roi de l’Oiseau 2017, c’était le chemin de Saint Jacques de Compostelle, ce qui tombe bien pour un voyage #TeamSansVoiture ! Le Puy-en-Velay était en effet le lieu de pèlerinage le plus connu au Moyen-âge, ce qui a fait sa prospérité… et qui continue encore de faire venir aujourd’hui.

Aller au Roi de l’Oiseau… et ne plus vouloir repartir

A posteriori, je pense que je n’aurais pas pu choisir un meilleur moment pour voyager seule au Puy-en-Velay. Car les fêtes du Roi de l’Oiseau, c’est quelque chose dont on ne ressort pas indemne. Un événement qui nous laisse une trace dans le cœur.

Pour moi, les fêtes du Roi de l’Oiseau ont commencé le vendredi soir. En sortant de mon hôtel, costumée, je décide de goûter l’Hypocras, boisson alcoolisée emblématique de la fête. Une femme m’aborde en me disant « viens goûter l’Hypocras sur mon camp, c’est le meilleur et je te paye un verre ». Cette femme, c’est Maryse, et sans cette invitation, je n’aurais probablement pas vécu les fêtes de la même manière.

Je l’ai suivie jusqu’au camp de l’Estrapade, dans lequel elle m’a fait entrer. Car oui, c’est un privilège de découvrir un camp de l’intérieur : il faut être costumé(e) et invité(e). Je passe une bonne partie de la soirée sur place, à discuter avec les gens, on me propose même de dormir dans l’une des tentes (mais je préfère décliner ayant un week-end chargé même si j’aurais adoré).

Nous continuerons ensuite direction le bal Renaissance, ou j’ai pu m’initier aux danses de l’époque en compagnie d’inconnu(e)s. L’ambiance est festive, les gens ne sont pas fermés, chacun se prend au jeu et je passe une soirée folle, enivrée certes par l’Hypocras, mais surtout par ces instants de pure bienveillance.

Le lendemain, je découvre le Roi de l’Oiseau dans sa face diurne. Après un petit coucou au camp de l’Estrapade, je me dirige vers le marché artisanal du Jardin Vernay. Il y a là une multitude de stands et surtout des produits de qualité. Les gens eux-mêmes sont costumés avec soin, même les petits ont leur costume parfaitement arrangé.

C’est ça, le Roi de l’Oiseau, ce n’est pas une fête où vous pourrez croiser des marchands de barbe-à-papa et des gens déguisés en Batman ou autres personnages qui n’ont rien à voir. On tient à préserver l’authenticité des festivités et toutes les générations sont présentes. Durant toute la journée, je visite différents camps, je m’arrête devant des animations, des spectacles et concerts, défilés. Le soir, on fait la fête, on sort dans les rues, toujours dans une bonne ambiance même s’il y a des excès bien sûr.

Dernier jour des fêtes, dimanche matin, c’est calme, et la ville ne s’animera que dans l’après-midi pour le défilé de clôture. Je le raterai, mais je n’ai pas manqué de saluer au passage une dernière fois Maryse. De passer par ces raccourcis que j’ai appris à connaître presque comme si j’étais dans cette ville depuis des années. Et puis, j’ai rendu mon costume, et puis je suis repartie de la ville… mais mon esprit y est encore à l’heure où j’écris ces mots et j’espère pouvoir revenir l’année prochaine pour vous faire revivre cet événement.

Venir pour les fêtes du Roi de l’Oiseau 

Où louer son costume au Roi de l’Oiseau ?

Comme je vous l’ai dit, j’étais costumée lors de la fête, mais j’ai parfois aussi évolué sans costume et j’ai clairement vu la différence ! Lorsque vous êtes costumé(e), vous participez vraiment aux festivités, les participants sur les camps vous parlent plus facilement… Comme le disait quelqu’un sur le camp : soit tu es sans costume et tu es témoin des fêtes, soit tu viens en costume et là, tu participes.

Pour louer votre costume au roi de l’oiseau, l’adresse officielle, c’est l’atelier couture du Roi de l’Oiseau. Pour 2 jours, le prix est de 45 euros pour un costume adulte, ce qui reste raisonnable.

Où manger et dormir au Puy-en-Velay pendant les fêtes ?

Pour manger au roi de l’Oiseau, il vaut mieux réserver dans les restaurants. De même, attendez-vous à pas mal de menus spéciaux pour l’événement, qui coûtent environ 15-20 euros. Vous pouvez aussi manger sur l’un des nombreux camps ou dans une taverne. Pour ma part, je me suis régalée d’un burger à l’hypocras au restaurant La Plancha en face de la tour Pannessac dont l’accueil était au top.

Pour dormir au Puy-en-Velay lors du Roi de l’Oiseau, réservez tôt ! Je dormais à l’hôtel Saint-Jacques place Cadelade qui a l’avantage d’être à 5 minutes à pied du centre-ville, sans être sur les artères de passage, donc c’est calme. C’est en plus très proche de la gare, je vous recommande donc ce quartier.

Enfin, le Roi de l’Oiseau est accessible aux personnes à mobilité réduite. Chaque année, le festival propose aux personnes souffrant de handicap de participer aux fêtes lors d’une après-midi dédiée dans un lieu spécialement pensé avec de nombreux spectacles. Voilà, j’espère que cet article vous aura donné un bel aperçu d’une fête médiévale à faire absolument à mes yeux si vous aimez l’Auvergne et ce genre d’ambiance 🙂

Cet article fait suite à une invitation de la ville du Puy-en-Velay et d’Auvergne rhone-alpes tourisme

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Randonnée au pays des Écrins : là-haut, le glacier blanc

Trésor de biodiversité et merveille de la nature, il se dresse fier, mais marqué par le réchauffement climatique. Le Glacier blanc, situé dans le Pays des écrins, m’a réservé bien des surprises… alors même que j’ignorais son existence un peu plus d’un an auparavant !

C’est l’une de ces « rencontres » qui me font tant aimer le blogging, ce blog qui me pousse encore plus à la curiosité, et les voyages que je peux vivre parfois grâce à lui, et à vous tous. En tant qu’amoureuse de Grenoble et de ses alentours, je connaissais déjà le Parc National des Écrins situé à une heure de là… mais il a fallu un premier voyage organisé par Esprit Parc National pour rencontrer pour la première fois le Glacier Blanc. Déjà, j’étais tombée sous le charme du bleu de son ciel, des nuances de gris blanc tout là-haut, de ce sublime cadre naturel… Malheureusement, je n’avais fait qu’une petite partie de la randonnée qui mène au plus près du glacier et j’avais quitté les lieux émerveillée, avec l’envie de revenir un jour. Quasiment un an après cette première rencontre, me revoilà de nouveau en bas du Glacier Blanc à Pelvoux, dans le Pré de Madame Carle, à l’occasion d’un voyage avec le Pays des Écrins, « pays » situé entre Gap, Briançon et Grenoble.

Randonnée au Glacier Blanc : ouvrez grand les yeux…

Départ de la randonnée dans le Parc National des Écrins : Le Pré de Madame Carle

Nous commençons la randonnée vers le Glacier Blanc au Pré de Madame Carle qui est le point de départ de nombreuses randonnées à faire dans le Pays des Écrins : le Glacier Noir, le Glacier Blanc, la Barre et le Dôme des Écrins (4102 m, point culminant du massif), La Roche Forio (3730 m), et la Montagne des Agneaux (3664 m)… Dès l’arrivée, c’est l’immersion nature et nous sommes accueillis par le sifflement des marmottes que nous ne verrons cependant pas tout de suite ! D’un côté, le Glacier Noir recouvert de poussières qui lui valent sa couleur. De l’autre, le Glacier Blanc et ses couches de glace. Autrefois, ils se rejoignaient… mais le réchauffement climatique a fait son oeuvre, les séparant avec l’effet du recul.

L’ascension jusqu’au Lac Tuckett

L’ascension débute et nous guettons les marmottes. Dans les passages rocheux, beaucoup de végétation, de fleurs, une nature préservée qui s’offre au regard des randonneurs… Après une petite montée ardue, une première descente nous amène au pied du Glacier Blanc, majestueux. C’est à partir de là que les choses se compliquent, car on prend peu à peu de l’altitude avec des passages plus escarpés. Mais c’est aussi à partir de là que la randonnée vers le Refuge du Glacier Blanc prend un tour autrement plus beau : les marmottes sont au rendez-vous, enfin, et la marche est ponctuée de points de vue magnifiques comme le lac Tuckett, ainsi qu’un passage à l’ancien refuge Tuckett.

Le Refuge du Glacier Blanc

A l’arrivée au Refuge du Glacier Blanc, nous nous émerveillons du panorama, les chocards – oiseaux noirs à bec jaune – sont nombreux et l’endroit fourmille de randonneurs. Le Refuge du Glacier Blanc dispose de 161 couchages en période de gardiennage (du 18 mars au 16 septembre), mais il dispose d’un confort minimum : pas d’eau courante, de Wi-Fi, de douche ou encore de prises électriques… on est baroudeur ou on ne l’est pas 😉

Sur place, vous pouvez cependant manger… ce que je vous recommande carrément, car nous nous sommes régalés d’un burger frites de folie, avec de la tomme de montagne qui faisait la taille d’un steak, un délice ! Au fil du repas, j’apprécie aussi de discuter avec des randonneurs, des guides de montagne… j’aime cet environnement. Être entourée de gens passionnés par la montagne, et goûter de nouveau au plaisir que c’était de randonner toutes les semaines en Auvergne.

L’année prochaine : un pied sur le glacier ?

Vous l’aurez compris, j’ai adoré cette randonnée sur le Glacier Blanc qui est pour moi un lieu incontournable à voir au Pays des Écrins et l’une des plus belles randonnées du coin. Le dénivelé est de presque 700 mètres, l’ascension se fait normalement en 2h30, le niveau est accessible, mais l’altitude rend l’exercice un peu plus sportif.

En redescendant, je m’arrête à l’endroit où nous avions stoppé la randonnée l’année dernière pour une petite photo clin d’œil… Je redescends fière de moi, fière de nous, de tout le groupe qui a su gérer la difficulté, et d’avoir réussi cette randonnée en me sentant bien. D’ailleurs, j’ai tellement aimé cette randonnée au Glacier Blanc que j’ai très envie d’y retourner l’année prochaine pour faire une « course » (le terme pour « itinéraire randonnée ») sur le glacier depuis le Refuge du Glacier Blanc, et donc y passer une nuit, en étant accompagnée d’un guide de montagne ! Après deux rencontres « par hasard », j’ai envie que la troisième rencontre avec le Glacier Blanc soit épique… alors, je vous y emmène encore une fois l’année prochaine ? 🙂

Pour voyager sans voiture dans le Parc National des Ecrins et jusqu’au Glacier blanc, vous pouvez profiter de la ligne de bus L’argentière La Bessée / Pelvoux en été, mais attention ! Les horaires sont plutôt limités : le premier bus est à 7h20 et le dernier bus de retour à 16h20. Cela permet néanmoins de faire la randonnée jusqu’au refuge sans avoir à courir.

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