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Randonnées ?

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Où randonner en France sans voiture ?

Le mois dernier, je vous faisais voyager en France à vélo… Ce mois-ci, il va falloir chausser vos chaussures de randonnée car c’est à pied que vous pourrez suivre les itinéraires de randonnées à faire sans voiture, proposés par 10 blogueurs invités. Quand on cherche à randonner sans voiture, on rencontre en effet parfois pas mal de difficultés car il faut souvent partir de villages ou de coins paumés. C’est la raison pour laquelle je vous propose aujourd’hui de suivre 10 blogueurs en France, avec des randonnées en montagne, campagne, à la mer, pour tous les niveaux ! Croyez-moi, avec cet article, vous allez faire le plein d’idées pour ce pont du 15 août ou tout simplement pour randonner en France avec des randonnées accessibles en train ou en bus.

Randonner sans voiture autour du Queyras

Randonner sans voiture ? Je réponds gr58 : les 100km de randonnée autour du Queyras ! Vous prenez un train de nuit au départ de Paris, vous dormez dans le train et vous débutez votre randonnée en gare d’arrivée, le lendemain matin, tout frais, à la gare de Montdauphin 🙂 Direction le refuge de Furfande et une belle et longue montée qui vous attend. Vous pouvez même prendre un ou deux croissants chauds à la boulangerie et un sandwich pour vous caler jusqu’au refuge car la montée ne sera pas de tout repos. Quasiment 20km pour 1500 de dénivelé et potentiellement de la neige au menu en passant le col pour votre premier jour. Pour ma part, j’ai eu droit à 20cm de neige fraîche en cette fin de septembre. En montagne, il faut être prêt à toute situation météo, d’ailleurs, nous sommes bien en début août et il a neigé dès 2000m dans les Alpes et les Pyrénées.

Textes et photos de Piotr de 1001 pas – Article à lire : GR58 Le tour du Queyras

Le Mont-Blanc sans voiture : la randonnée de la Jonction

Toucher du doigt le plus haut sommet d’Europe vous semble impossible ? Détrompez-vous ! La randonnée de la Jonction vous emmènera en ligne directe au pied du Géant blanc. Rejoignez les Bossons à pied (2,5km) ou en transport en commun depuis Chamonix. De là, l’ascension commence. Cette randonnée n’est pas difficile mais est exigeante et longue. Comptez 20km et 1800 D+ depuis le lac des Gailland. Malgré cela, le jeu en vaut la chandelle car il s’agit pour moi de l’une des plus belles randonnées de la vallée de Chamonix.

Après une première partie sous la canopée, le ciel se déchire. Les Glaciers des Bossons d’abord, de Taconnaz ensuite s’offre tour à tour à vos yeux. Les jambes sont douloureuses, le souffle court mais vous continuez de grimper. Les sommets majestueux de plus de 4000m ne vous ont jamais paru aussi proches. Marcher sur ce sentier, c’est aussi marcher dans les pas de Balmat et Paccard, les premiers à vaincre ce Mont « Maudit ». Dans l’un de vos derniers efforts, vous passerez d’ailleurs à côté d’un énorme rocher formant une cavité qui servit de refuge à nos deux aventuriers en 1786 !

Vous ressentirez la même fierté lorsque vous arriverez enfin à la Jonction (entre les deux glaciers des Bossons et de Taconnaz). Là-haut, c’est un paysage de haute montagne à 180° qui vous aspire complètement. Les yeux sont embués… La beauté est trop forte. L’ivresse des cimes vous a touché en plein cœur ! Envie d’en savoir plus ? Retrouvez la description complète et les parcours GPX sur https://www.sentiersduphoenix.be/la-jonction-chamonix/

Textes et photos de Julien des Sentiers du Phoenix

Randonner près des glaciers dans la Vanoise

Aller tutoyer les glaciers et admirer un paysage de haute montagne splendide, en utilisant seulement les transports publics, ça vous tente ? Direction le col de la Vanoise au-dessus de Pralognan la Vanoise. Pour se rendre à Pralognan en #Teamsansvoiture, le plus simple est de prendre le train jusqu’à Moutiers puis des cars font la navette été et hiver pour rejoindre Pralognan.

Une fois sur place, pour faciliter la randonnée, le téléphérique du Bochor part du centre du village pour monter à plus de 2 000m ! Autant en profiter pour moins se fatiguer et garder ses forces pour la randonnée. La randonnée fait le tour de l’aiguille de la Vanoise, en passant par le lac des vaches, le pied du glacier de la grande Casse et le refuge du col de la Vanoise. Rien que ça ! Pour les familles ou les marcheurs qui préfèrent prendre leur temps, le refuge du col de la Vanoise permet de passer une nuitée en montagne et de couper en deux la randonnée.

La montée depuis le téléphérique du bochor commence par une petite descente (c’est pour mieux monter ensuite !) en balcon sur les pistes de Pralognan. La vue sur l’aiguille de la Vanoise reste imprenable et la recherche des marmottes occupent déjà. Le beau chemin bien balisé poursuit ensuite par une montée plus raide jusqu’à atteindre le lac des vaches. Pour continuer la randonnée, il faut alors le traverser à gué en marchant de pierre en pierre ! Une dernière montée sur la moraine du glacier de la grande Casse permet de rejoindre le refuge du col de la Vanoise. La descente peut s’effectuer par l’autre versant de l’aiguille de la Vanoise (moins intéressant) ou en aller-retour (si vous avez eu mauvais temps comme nous !!).

Au cœur du parc national de la Vanoise, cette randonnée est splendide et accessible à tous, mon Thibaut l’a faite à 5 ans sur 2 jours! (environ 3h de montée jusqu’au refuge). Qu’attendez-vous pour y foncer ??

Textes et photos par Virginie du blog Les aventures d’Arthur et Thibaut

Faire le Chemin de Compostelle sans voiture

Le chemin de Compostelle est surement l’un des sentiers de randonnées les plus connus au monde. Mais en réalité,  il n’existe pas un chemin unique, mais une multitude, car à l’origine le pèlerin devait partir de chez lui pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle en Espagne. Rien qu’en France, il existe 4 chemins principaux et d’innombrables chemins secondaires. Mais aujourd’hui, je ne vous parlerais que de l’un des tronçons les plus populaires reliant le Puy en Velay à Conques. Ce tronçon de 200 km, réalisable en une dizaine de jours, est réputé pour la beauté des paysages traversés.

La popularité du chemin en fait un destination idéale pour les randonneurs sans voiture. Le point de départ de la randonnée se situant au niveau de la place du Plot en centre-ville du Puy en Velay, desservie par le train via St Etienne. Avec la popularité du chemin, un grand nombre de services se sont développés pour faciliter la vie au randonneur comme le transport des bagages (comme la Malle Postale) ou l’acheminement des personnes vers une autre étape ou le retour sur le Puy (comme le Compostel’Bus). Ces bus n’étant pas fréquents (en général 1 par jour), la réservation à l’avance est fortement conseillée !

Les étapes du chemin de Compostelle sont assez longues – une vingtaine de kilomètres par jour – mais la difficulté vient surtout de l’enchaînement de plusieurs longues journées de marche. Si cette randonnée ne nécessite pas d’être un sportif de haut niveau car le dénivelé reste raisonnable, il faut avoir une bonne forme physique et être un minimum entraîné.

Textes et photos de Mathilde du blog Voyager en Photos – Article à lire : Sur le Chemin de Compostelle

Le GR 861 – VIA GARONA EN HAUTE-GARONNE

Début juillet 2017, j’ai fait l’inauguration d’un nouveau GR (861) en Haute-Garonne appelé Via Garona qui relit Toulouse à Saint-Bertrand-de-Comminges. Au total, 170km qui traverse 41 communes.  On peut venir en train ou avion directs à Toulouse pour commencer la Via Garona.

Elle peut se faire en 7 jours comme j’ai pu le faire, mais si vous souhaitez prendre votre temps, si vous le faites en famille, en 10 jours c’est largement suffisant. Globalement, il n’y a aucune difficulté et ce chemin est vraiment adapté à tout âge. Je vous recommande de vous munir du Topo Guide pour bien suivre votre itinéraire. Je n’avais jamais fait ce type d’itinérance et je n’ai eu aucun souci à m’adapter. Nous faisions environ une vingtaine de kilomètres par jours avec une pause déjeuner dans un lieu très agréable. Certaines villes sont très charmantes, idéales pour s’y arrêter une journée et profiter des activités que vous pouvez faire autour : randonnée à vélo, baignade, sports nautiques…

 

Vous longerez la Garonne tout le long avec des vues vraiment magnifiques et plus vous arrivez sur Saint-Bertrand-de-Comminges, plus vous apercevrez les Pyrénées, le spectacle est absolument sublime, on pouvait déceler encore de la neige en haut des montagnes. Le panoramique vaut vraiment le détour surtout si le soleil est au rendez-vous. Munissez-vous quand même de bonnes chaussures de marche, surtout s’il a plu, car le sol, sur certaines parcelles, est très glissant voir boueux. Pour le reste, levez les yeux et profitez de la nature.

 

Texte et photos par Jenny du blog JD Road Trip – Article à lire : Via Garona, randonnée pédestre en Haute-Garonne 

Randonner sans voiture à Paris à Fontainebleau

Si vous cherchez de belles randonnées à faire en région parisienne, sans voiture, vous pouvez vous rendre en forêt de Fontainebleau.

En effet, c’est l’une des plus grande et belle foret en France. Les paysages et les terrains relativement variés, composés de sous-bois, de plaines, de points de vues, de rochers – qui font le bonheur des amateurs d’escalade de bloc – et de zones sablonneuses. Si le circuit des 25 bosses est certainement le plus connu des parisiens, il nécessite une voiture pour vous y rendre. Cependant, voici d’autres endroits très agréables, accessibles en train (30mn de Paris via la Gare de Lyon).

Arrêt Bois le Roi

D’ici, vous pourrez emprunter le GR1 et vous diriger vers les secteurs de Rocher Canon, ou encore Cabaret-Masson, et vous rendre du côté de Rocher Cuvier, puis Barbizon et les Gorges d’Apremont.

Une rando de 20 à 30km, totalement en foret (excepté 1km depuis la gare du village), est donc possible, si vous avez l’envie de partir sur une grande journée. Une aire de bivouac est d’ailleurs présente à la sortie de Bois le Roi.

Arrêt La Forêt

C’est un arrêt atypique qui n’est desservi que les weekends le matin et le soir pour rentrer: le train s’arrête en pleine foret entre Bois le Roi et Fontainebleau-Avon. De cet arrêt, vous pourrez vous rendre sur le secteur de Rocher Cassepot, puis autour de la Tour Denecourt. Et en poussant plus loin Cabaret-Masson et les différents secteurs dont je vous parlais au dessus.

Arrêt Fontainebleau-Avon

Depuis la gare, quelques centaines de mètres vous séparent du départ des randonnées, avec La Croix du Calvaire qui vous donne une superbe vue sur tout Fontainebleau, puis le sentier Denecourt des points de vues.

À savoir: dans la forêt de Fontainebleau, il existe des sentiers balisés, les sentiers Denecourt, que l’on peut suivre via des marques bleues. Ils sont indiqués sur les cartes IGN de La foret, mais le balisage est très bien fait. Je vous invite à les suivre car ils sont très sympa, et vous font passer par les endroits les plus sympa de La foret !

Textes et photos par Nicolas du blog The Good Troll

Les Calanques de Marseille sans voiture : facile !

Les Calanques, aux portes de la deuxième ville de France, se trouvent dans le premier parc national périurbain d’Europe. Ce massif longe la Méditerranée sur une vingtaine de kilomètres entre les quartiers sud-ouest de Marseille et Cassis. Depuis le centre-ville de Marseille, on rejoint le parc en transport en commun : ligne de bus 19T jusqu’à La Madrague puis ligne 20 jusqu’à Callelongue ; ligne 23 jusqu’à Sormiou ; ligne 22 jusqu’aux Baumettes ; ligne 21 jusqu’à Luminy. Google Maps étant ton meilleur ami pour vérifier trajets et horaires.

Le GR 98 est sans doute le meilleur parcours à suivre. Par meilleur, j’entends le plus sécuritaire et le mieux balisé. Bien que situé sur les hauteurs, il ne manque pas de panoramas époustouflants. Je me suis lancé le défi de traverser les calanques de Marseille à Cassis en longeant la côte et en un jour. Je me perds lors de ma première tentative. Je fais demi-tour pour rentrer avant la nuit. Lors de ma seconde tentative, je m’épuise dans des passages très difficiles non signalés et non sécurisés (pourtant situés sur des chemins balisés). Après plus de 9 heures d’effort, je rejoins Luminy et je rentre en bus. Dans les deux cas, je crois mourir. J’espère que la troisième sera la bonne.

Mes conseils pêle-mêle : carte détaillée indispensable (les sentiers manquent cruellement de signalétique), prévoir suffisamment d’eau (quasiment aucun point d’accès à de l’eau potable), y aller par temps très clair en évitant les périodes estivales surchargées.

Textes et photos de Iclo du  blog #LaVieCestMieux

Randonner sans voiture aux alentours de Nice

Durant la saison estivale,la ville Nice met en place des randobus pour découvrir l’arrière pays niçois le temps d’une journée ou d’un week-end. Pour acheter votre billet, il faut aller sur le site internet de Ligne d’azur qui vous propose quelques idées de randonnées selon votre niveau.

Vous avez le choix d’aller randonner au parc du Mercantour,  faire des activités sportives en pleine nature, descendre le plus long parcours de tyrolienne à Colmiane,  observer les loups au parc Alpha, découvrir les village voisins dont Saint Martin de Vesubie qu’on surnomme la petite Suisse. Pour plus de fraîcheur, il y a Valberg, Sainte-Étienne de Tinée pour voir les marmottes et Beuil…Dépaysement garanti !

Ce que je préfère hiver comme été est de faire une randonnée au Boréon qui se trouve à 1h30 de Nice. Étant débutante, j’aime bien les petits parcours facile d’accès, juste assez pour me remplir les poumons d’air pur et pour avoir le temps d’aller goûter aux spécialités locales et rencontrer les gens du coin.

Photos et textes par Kaouthare de Touristissimo.com

4 jours à la découverte des gorges du Verdon

Il nous aura suffit d’une seule photo du Verdon sur internet pour nous décider à venir randonner dans la région. Imaginez un peu… un des canyons les plus impressionnant d’Europe traversé par une rivière verte émeraude! C’est un terrain de jeu exceptionnel pour une randonnée non ? La rando comme nous l’avons effectuée commence au village de Castellane qui est accessible en bus avec le LER31 qui relie Nice à Grenoble (https://www.info-ler.fr/affichage.php?id=53). Nous avons marché 4 jours sur une distance d’environ 60kms (3000m d+ et d-) à travers des paysages exceptionnels.

Le premier jour, nous avons longé le Verdon jusqu’à l’entrée des gorges où nous avons posé notre tente. Le lendemain, nous avons emprunté les 14kms du sentier Martel qui passe au coeur des gorges du Verdon. Ce passage est sans nul dout un des points fort de cette randonnée et noue en gardons un souvenir mémorable. Après avoir dormi à l’hôtel du grand Canyon (terrasse avec vue à tomber sur le Canyon), nous nous attaquons le lendemain à la montée du Grand Margès. On pensait avoir vu le plus beau dans le Canyon, et pourtant au sommet on a eu droit à un panorama de dingue sur le Verdon qui se jette dans le lac de Saint-Croix… assurément le Highlight No2 🙂

Le dernier jour, après avoir dormi au camping des Galetas au bord du lac, nous marchons les derniers kms qui nous sépare du village de Moustiers Saint Marie, qui est considéré comme un des plus beaux villages de France. Pas mal comme point de chute non ? (depuis Moustiers, il y’a un bus qui revient à Castellane pendant l’été. Dans notre cas, nous avons fait du stop par la route des crêtes qui est très touristique. Nous n’avons eu aucun problème à revenir)

Textes et photos par Benoit & Fabienne de Novo Monde – Article à Lire : Les gorges du Verdon, focus sur Castellane

Du Massif Central aux Cévennes : le chemin de Stevenson

Chaque année, entre amis, nous partons marcher pendant une petite semaine. Nous avons commencé à 6, mais les récits de nos aventures attirent maintenant toujours un à deux copains supplémentaires ! La traversée des Cévennes sur le chemin de Stevenson fait partie de nos très beaux souvenirs, même si nous l’avons réalisé dans le sens inverse que la version initiale.

C’est le chemin suivi par l’écrivain Robert Louis Stevenson en 1878 pour relier le sud du Massif Central jusqu’au Cévennes. Le trajet fait 272 kilomètres et Stevenson l’a parcouru en 13 jours avec un âne. Il en a écrit le récit dans « Voyage avec un âne dans les Cévennes ».

Tout au long du chemin, les panoramas sont plus beaux les uns que les autres et très diversifiés. Certaines étapes, avec un peu plus de dénivelés, peuvent être plus difficiles mas l’ensemble est assez accessible. Pour ceux qui veulent marcher avec un âne, c’est possible, et nous avons croisé quelques familles qui faisaient quelques étapes avec des enfants et un âne.

Pour la team sans voiture, c’est une très belle randonnée qui traverse 4 départements : la Haute Loire, l’Ardèche, la Lozère et le Gard. Le départ se fait au Puy en Velay et se termine à Saint Jean du Gard. A chaque étape, il y a des hébergements accessibles aux randonneurs. Nous avions préféré le camping mais des gîtes d’étape ponctuent aussi le parcours (quelques unes de mes adresses). Un site très bien fait permet de préparer la randonnée et de connaître les lignes de trains et de cars pour organiser son transport.

Textes et photos par Sylvie du Coin des Voyageurs – Article à lire : Le chemin de Stevenson

Alors, quelle randonnée vous tente le plus ? Pour ma part, j’ai déjà fait les calanques de Marseille sans voiture (la Calanque de Sugiton) et j’avais beaucoup aimé, mais vous savez que ma préférence va aux montagnes 🙂

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Voyage au Pays des écrins : des glaciers aux rivières…

Le Pays des Écrins, là où les grands glaciers font les petites rivières… Ce « pays » situé dans les Hautes-Alpes au sud de Grenoble (entre Briançon et Gap) intègre en effet une partie du Parc Naturel des Ecrins, mais c’est aussi une des réserves d’eau vive les plus importantes de France. Forcément, j’ai tout de suite pensé à vous parler de mon voyage presse sur le thème de l’eau lorsque j’ai vu le thème du RDV En France Aussi du mois : Au fil de l’eau, initié ce mois-ci par Caroline du blog Family Trip and Play et créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs. En effet, pour la petite histoire, en montagne, l’eau suit tout un parcours : retenue par les nuages, elle se transforme en glacier, neige, et rivière… Plus qu’un récit de voyage, je vous propose une petite découverte pédagogique sur le thème de l’eau en montagne.

Le Pays des Écrins au fil des glaciers …

Le voyage au Pays des Écrins commence au pied du Glacier Blanc, dans le Pré de Madame Carle à Pelvoux. Un glacier que j’avais déjà eu l’occasion de voir lors de mon voyage avec Esprit Parc National l’an dernier, sans pouvoir finir la randonnée par manque de temps. Nous entamons l’ascension, avec pour objectif le refuge du Glacier Blanc à 2 500 mètres d’altitude (et 750 mètres de dénivelé à parcourir, ce qui est plutôt conséquent si vous n’avez pas l’habitude de faire de la marche). Dès le début, le sifflement des marmottes nous narguent… nous en croiserons plusieurs au fur et à mesure, mais surtout nous sommes émerveillés par ce magnifique site.

Dés les premiers pas de la randonnée vers le Glacier Blanc, nous pouvons apercevoir de loin le Glacier Blanc, ainsi que le Glacier Noir à sa gauche, qui doit son nom à la terre qui le recouvre et lui donne un aspect noirâtre. Encore une fois, je m’émerveille devant les contrastes, la nature, les fleurs et tout ce qui m’entoure. Au fur et à mesure que nous montons, l’ascension se fait plus difficile en raison de l’altitude, sans être toutefois insurmontable. Là-haut, depuis le refuge du Glacier Blanc, la vue est exceptionnelle, mais c’est une aventure dont je vous parlerai dans un article dédié tant il y a de choses à dire…

Un glacier, qu’est-ce-que-c’est ?

Depuis 1986, le Glacier Blanc est dit « en phase de recul ». Car oui, un glacier « vit »… il prend naissance à cause de la neige, qui ne font pas entièrement dès 3 000 mètres d’altitude. Ainsi, au fur et à mesure des années, cette neige se transforme en névés, puis en glace, qui va enfin constituer le glacier. Au fur et à mesure, en raison de son poids, le glacier avance dans la vallée et entraîne avec lui certains blocs de roche appelés « blocs erratiques », parfois à une distance éloignée. Cependant, à cause du réchauffement climatique, le glacier peut fondre et ainsi entrer en « phase de recul », comme c’est le cas pour le Glacier Blanc. Sur notre chemin, notre guide de montagne nous montre les signes du glacier là où il était autrefois, mais ce sont les photos qui permettent de se rendre compte des faits. Ainsi, sur la photo ci-dessous, la comparaison entre une photo prise en 1987 et ma photo prise au même endroit en 2017, 30 ans après, montre à quel point le Glacier Blanc a pu reculer…

Le Glacier Blanc en 1987 – Source

Le glacier blanc en 2017

Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez-pas à consulter cette page très bien faite sur le suivi du Glacier Blanc.

Le Pays des Écrins au fil des rivières…

Après cette randonnée au Pays des Écrins à la rencontre des glaciers, direction les rivières ! On retrouve en effet de nombreuses rivières d’eau vive au Pays des Écrins, dont la Durance qui est la plus importante rivière de Provence. De l’eau en montagne découle de nombreuses activités et sports de montagne et nous avons ainsi pu tester le stand-up paddle sur rivière et le rafting dans la Durance.

Du stand-up paddle avec Diabolo Gyr

Après un bon repas au refuge du Glacier Blanc, nous redescendons pour nous diriger à côté du Stade D’Eau vive d’Argentière-la-Bessée pour une session stand-up paddle ! Oui, ce séjour au Pays des Écrins était bien sportif, je confirme. Bon, clairement, je le regrette, mais je ne pense pas que le stand-up paddle deviendra « mon sport » ou un sport que j’aime beaucoup pratiquer. Ce n’est pourtant pas « si » compliqué, tu te lèves sur la planche, tu tiens en équilibre et tu pagayes. Dans les faits, à peine levée sur la planche que je tremblotais déjà de nervosité… et je suis la seule qui est tombée sur terrain calme 🙂 En tombant dans une eau à 12 degrés, même avec la combinaison, vive le choc thermique ! C’est une activité originale qui peut être chouette, mais je ne pense pas être capable de dépasser assez mon appréhension pour en profiter à fond.

Du rafting sur la durance avec Rafiki Nature

Le lendemain, c’est avec Rafiki Nature que nous nous préparons pour du rafting en eaux vives. Lorsque nous arrivons au départ du parcours, tout le monde se regarde avec une petite appréhension. Parce que l’eau est loin d’être calme, il y a beaucoup de courant, des cailloux, des branches, il s’agit en effet de la fin du parcours sportif. Et quand notre moniteur nous briefe sur les consignes de sécurité, l’appréhension ne va pas en s’arrangeant : l’eau est à 8 degrés, si vous tombez, vous aurez forcément un choc thermique, vous allez être déboussolé et vous allez avoir du mal à respirer mais il faut penser à ne pas paniquer

Bon, je n’étais pas forcément rassurée… mais je me suis quand même lancée, et je n’ai pas regretté ! Clairement au début, j’étais super crispée et prête à me jeter dans le bateau à la moindre secousse, mais au fur et à mesure, j’ai pris goût aux sensations. Limite à la fin, je n’aurais pas mieux demandé que de recommencer. Il faut dire que notre moniteur était aussi bien à l’écoute, et on a bénéficié d’une petite pause chamallows grillés et café au passage bien chouette. Franchement, si vous devez faire du rafting à côté de Briançon, je vous recommande Rafiki Nature les yeux fermés. Le matériel est top avec des combinaisons bien confortables et tout ce qu’il faut pour se protéger et l’accompagnement était parfait.

Les rivières au Pays des Ecrins sont des rivières glaciaires ou pluvio-nivales

Elles sont alimentées par les pluies ou encore la fonte des glaciers, ce qui peut faire énormément grimper le niveau selon le temps qu’il fait. Egalement, leur couleur peut varier, nous avons ainsi commencé par une eau plutôt claire, pour finir sur une eau un peu « opalescente » qui charriait pas mal de minéraux des glaciers 🙂

Le Pays des Ecrins et l’hydroélectricité

Après avoir suivi le parcours de l’eau  des glaciers à la rivière, nous avons découvert une petite merveille architecturale, l’usine hydroélectrique des Claux dont l’architecture ressemble à celle d’une cathédrale. Encore en fonctionnement, l’usine hydroélectrique des Claux et son espace musée « De la glace à la lumière » permet de retracer l’importance de l’eau au Pays des Écrins et la façon dont elle a permis l’industrialisation d’Argentière-la-Bessée, grâce aux idées de Gilbert Planche, très avancé sur son temps.

En téléchargeant l’application Sentiers des écrins, vous pouvez découvrir de nombreuses idées de randonnées au Pays des Écrins.

Dormir au Pays des Écrins : l’éco-gite Brin de Paille

Lors de ces trois jours au Pays des Écrins, nous avons dormi dans un éco-gite labellisé Gites de France, le gite Brin de Paille à Saint-Martin-de-Queyrières, fait avec des bottes de paille ! Tout dans ce gite était parfait, de l’accueil aux repas de folie préparés, en passant par le bain norvégien à disposition, et la vue sur montagnes en permanence.

Les chambres sont belles, décorées avec élégance, et les prix accessibles : 57 euros pour deux avec petit-déjeuner, et le repas est de 19 euros. Je vous recommande à 100% le gite Brin de Paille si vous passez dans le coin 😉

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu et que vous aurez appris quelques petites choses !

Pour ma part, je remercie Gaëlle et Le Pays des Écrins pour ce voyage que j’ai partagé avec Gil, Les Globe Blogueurs et Elle Mixe.

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