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Tricot urbain à Bernay : la nature sublimée

La Normandie, c’est une région que j’affectionne de plus en plus, au fur et à mesure que je la découvre. Dernièrement, j’ai ainsi mis les pieds à Bernay (non loin de Lisieux), et j’ai été agréablement surprise. Par le charme de cette ville, figurant parmi les « Villes et Pays d’art et d’histoire », mais aussi par de multiples curiosités, dont tout un parc « yarn-bombé ». Yarn quoi ? Yarn-bombé, c’est-à-dire recouvert de tricot urbain ou tricot-graffiti : c’est le fait de recouvrir des arbres et autres installations naturelles ou humaines de tricot.

La première fois que j’ai vu du yarn-bombing, c’était à Clermont-Ferrand, devant le Musée des Beaux-Arts. Tout de suite, ces arbres aux troncs recouverts de tricots colorés avaient attiré mon attention. Depuis, j’avais toujours aimé cette pratique, mais jamais je n’avais pu observer autant de « yarn-bombing » sur quasiment tout un petit parc. Voir toutes ces œuvres artistiques, c’était juste magique.

Admirer l’imagination derrière la création, s’extasier devant certains détails, s’attarder et apprécier, tout simplement. Bien sûr, tout cela n’est pas censé être légal et peut être retiré à tout moment, mais c’était là depuis le 5 juin à côté de la médiathèque, et personne ne semblait y avoir touché. Et ça, ce respect des belles choses, ça me touche…

J’ai trouvé ça tellement mignon que je pense d’ailleurs faire moi-même un ou plusieurs oiseaux en laine en suivant ce tutoriel ! C’était un beau moment, à l’image de ma découverte de la ville. Car visiter Bernay, c’est un peu comme remonter dans le temps. Faire le marché le sourire aux lèvres, discuter avec une bouquiniste (Charles Dickens, 13 rue Thiers, Bernay) et acheter des ouvrages de 1903, tomber sur un tract datant des années 1910 avec un numéro de téléphone à 6 chiffres dans la librairie associative Le Rouge et le Noir (22, rue Gaston Folloppe, Bernay), dans laquelle vous pouvez venir échanger vos livres contre d’autres en rayon… Il y a d’ailleurs un événement annuel à Bernay début juin nommé « Les bouquinistes au bord de l’eau » qui est organisé par cette librairie, si vous passez dans le coin l’année prochaine.

En allant visiter Bernay, je ne pensais pas avoir ce coup de cœur devant cette ville, à cheval entre sa modernité et son histoire. On sent le passé commercial de la ville, son occupation anglaise, elle fait d’ailleurs partie des rares villes du coin à ne pas avoir été dévastée lors de la Bataille de Normandie (à cause / grâce aux nuages !!). C’est la raison pour laquelle on peut voir de nombreuses maisons à pans de bois dans la ville et environ 350 maisons à colombages… Clairement, on ne se promène pas dans n’importe quelle ville pittoresque de Normandie 😉 En tout cas, même si je n’ai pas eu le temps de tout visiter, j’ai beaucoup aimé cet aperçu de la ville de Bernay et ses petites curiosités.

Cet article participe au RDV mensuel de blogueurs En France Aussi proposé ce mois-ci par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs et Plume du blog Expérience en Famille.

Envie d’en savoir plus sur le Paris insolite ? Ce mois-ci, vous pouvez gagner avec le RDV En France Aussi un guide Paris secret et insolite en commentant cet article et le statut Facebook sur la page En France Aussi. Et pour vous mettre en appétit, n’hésitez-pas à lire mon article sur ma visite des catacombes de Paris.

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Visiter Lille autrement avec le City tour « Art Mural »

Vandales ; délinquants ; marginaux… c’est ce que vous pensez lorsque vous voyez des graffitis ? Mais saviez-vous que sans graffiti, le street art que l’on connait aujourd’hui n’existerait pas ? De Roubaix à Lille, je suis partie à la découverte du street art dans la métropole lilloise, mais aussi de ses origines, grâce à un city tour organisé par Lille sur le thème « Art Mural »

#StreetGenerations : à l’origine de tout, le graff

Le début de la visite commence à l’entrée de La Condition Publique à Roubaix, pour l’exposition street-art Street Generations. Forcément, qui me connait sait que c’est le genre d’exposition qui me plaît 🙂 Durant une visite un peu accélérée, j’en apprends plus sur le street-art… et j’ouvre les yeux sur son origine. Car le street-art n’est pas apparu comme ça, beau et artistique, sur un mur, du jour au lendemain. Car derrière ce mouvement artistique de plus en plus reconnu, il y a celui beaucoup plus controversé du graffiti…

Car oui, c’est le graffiti qui est à l’origine du street art, et non pas le street art qui a inspiré le graffiti, comme on pourrait le croire. Le street art est ainsi né à Philadelphie, avec Darryl Mc Cray, alias Cornbread. Un garçon timide amoureux d’une certaine Cynthia, habitué des centres de redressement, qui écrivait inlassablement « Cornbread loves Cynthia » sur les murs de son quartier. Une chose en entraînant une autre, il crée un véritable engouement autour du graff, engouement qui se répand bientôt à New York, éternel terrain de jeu pour les artistes. Le graff envahit alors les rames de métro, puis les rues, il mute, perpétuellement, évolue, se transforme, s’intensifie…

C’est toute cette évolution que l’on peut découvrir à l’exposition Street Générations de Roubaix. Une évolution qui prend une multitude de visages, toujours tous mués par ce même besoin d’expression artistique.

Malgré mon goût pour le street art, je ne voyais pas le graff de cette manière. Je pensais « comme tout le monde » : « super, quelle oeuvre artistique, et sinon, les conneries, vous arrêtez quand ? » quand j’en voyais un. Mais comment pourrais-je renier totalement l’importance du graff quand on sait que le street-art est une forme de graff, amélioré à l’extrême, mais quand même ?

C’est sur cette note que nous montons dans le bus City Tour de Lille pour suivre la visite direction le parc Jean-Baptiste Lebas, après un passage dans le quartier du Pile à Roubaix très orienté sur le street art, avec plusieurs œuvres qui font partie de l’exposition… Car c’est le bus de ce City Tour à Lille avec une thématique dédiée : proposer plusieurs visites sur deux à trois sites pour explorer la métropole lilloise.

ATTENTION : l’expo Street Générations à La Condition Publique à Roubaix

ne dure que jusqu’au 09 juillet, ne tardez pas si vous ne voulez pas la manquer.

Le street art à Lille avec le collectif Renart

Gare Saint-Sauveur, Julien prend le relais pour nous parler du collectif Renart qui organise tous les deux ans la Biennale Internationale d’Art Mural. Ensemble, nous explorons les abords du parc Jean-Baptiste Lebas à la rencontre de différentes œuvres, mais surtout, nous passons de l’histoire à la réalité.

Après avoir retracé l’histoire du street-art, Julien nous interpelle sur la délicate frontière entre art et vandalisme. L’art mural trouve son énergie dans la transgression, alors comment œuvrer pour valoriser ce qui n’est pas permis ? Comment donner à l’art mural toute sa place dans la ville sans détériorer la propriété d’autrui ?

Avec la BIAM, Julien propose un événement qui regroupe artistes locaux, nationaux et internationaux autour de l’art mural. La touche locale est pour lui essentielle, c’est elle qui donne tout son sens à l’événement, et qui fait sûrement de la BIAM un événement si fédérateur. Par ailleurs, un bon nombre des fresques qui sont peintes pendant l’événement figurent sur des propriétés privées, avec l’autorisation des propriétaires, évidemment.

Qu’est-ce-que cette fresque représente ? Le premier qui trouve gagne une carte postale de Lille      ( NE TRICHEZ PAS !) 🙂

Le passage sera un peu plus rapide, mais néanmoins instructif. Julien mentionne une carte de l’art mural à Lille pour visiter Lille en vélo qui se trouve ici. La prochaine édition sortira en juillet, je mettrai le lien à jour à ce moment-là 🙂 Pour voir du street-art à Lille, je vous recommande les quartiers de Moulins et Wazemmes pour ma part.

En tout cas, je suis repartie contente de cette visite et j’ai beaucoup aimé la formule de City Tour proposée par Lille (dont vous trouverez toutes les éditions à venir ici). Cette formule permet en effet de passer quelques heures à visiter Lille sans voiture avec une thématique bien spéciale et d’en apprendre plus sur son patrimoine et ce qui fait son essence. Je recommande donc à la #TeamSansVoiture et à tous ceux qui cherchent quoi voir à Lille ! Merci à Audrey pour son invitation et aux équipes de I Love Roubaix / La Condition Publique pour leur accueil.

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