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Voyager en France

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Visiter la France en vélo : 10 itinéraires pour la #TeamSansVoiture

Adolescente, j’ai eu l’occasion de voyager en France en vélo dans la Drôme et j’en garde un souvenir mitigé ! D’un côté, les beaux paysages de la Drôme, un passage aux gorges de la Méouge, à Sisteron… de l’autre, la galère physique que ça représentait pour la fille complexée et peu sportive que j’étais. Rendez vous compte, il m’a fallu parcourir l’itinéraire de la Véloscénie en vélo (15 ans après !) pour me rappeler que ça pouvait être chouette de visiter la France et ses beaux paysages en vélo. C’est la raison pour laquelle j’ai souhaité proposer à 10 blogueurs de raconter leur itinéraire de cyclotourisme préféré en France à l’occasion d’un article spécial #TeamSansVoiture. Du sportif, du galère, du bien organisé, ces blogueurs vous racontent leurs escapades à vélo… il y a de tout dans ce panel d’expériences, mais surtout de l’inspiration pour parcourir les routes de la France en vélo quel que soit votre niveau et vos envies 😉

La grande traversée du Massif Central (Auvergne-Rhône Alpes)

La Grande Traversée du Massif Central est un itinéraire à vélo au long cours, une grande randonnée qui mène de Clermont Ferrand à Sète à travers les paysages sauvages d’Auvergne et de Lozère.

Photo Les Voyages de Mat

Le parcours traverse sur plus de 600 kilomètres des massifs de moyenne montagne avant de descendre vers les plages de méditerranée. Idéal pour les amateurs de grands espaces, de liberté – et d’efforts -, il réserve quelques points de vue sublimes sur les reliefs et les plateaux d’altitude des alentours. Revers de la médaille : il est loin d’être plat et il vaudra mieux marcher à côté de son vélo sur certaines portions plutôt qu’affronter la pente.

Photo Les Voyages de Mat

Photo Les Voyages de Mat

Lors des trois jours passés sur la portion située entre la Lozère et le Cantal, j’ai été surpris par deux choses. Le sentier est parfois sportif et engagé et il vaut mieux partir avec un vrai VTT solide et ne pas être trop chargé sous peine d’y laisser des plumes.  D’autre part, le balisage est prévu pour une progression du nord vers le sud. Si comme moi, vous suivez le trajet dans le sens inverse, vous passerez un certain temps à jouer les éclaireurs (comme moi) et à trouver votre chemin. La beauté des paysages et le calme des lieux traversés vaudront largement l’effort.

Par Matthieu du blog Les Voyages de Mat

Sur la route des Chalots dans les Vosges du Sud (Bourgogne-Franche-Comté)

Photo Madame Bougeotte

Entre les Vosges et la Haute-Saône serpente la route des chalots… Tout d’abord, qu’est qu’un chalot ? C’est un grenier en bois, typique de la région dont la particularité est d’être construit sans vis, sans colle, sans clous. Il servait à stocker de la nourriture, des salaisons, des papiers, les vêtements du dimanche. Tout au long, vous apercevrez ces cabanes typiques. C’est aussi un voyage pour découvrir le savoir-faire local… Vous pourrez rencontrer les producteurs locaux et artisans. Et surtout déguster de nombreux mets! C’est ça que j’adore : allier sport, magnifiques paysages, découvertes culinaire, culturelle et rencontres.

Photo Madame Bougeotte

La route fait 120 km et passe à travers forêts, vergers, le long d’étangs, de rivières et de cascades. Il est facile de se faire un itinéraire plus court. Pour ma part, je suis partie de Luxeuil-les-bains (accessible en train et qui n’est pas loin de la route des chalots) où j’ai loué un vélo électrique à l’office du tourisme. De là je suis allée à Fougerolles, le pays de la cerise et du kirsch où j’ai visité l’écomusée et la distillerie Paul Devoille. Ensuite direction le Girmont-Val-d’Ajol en passant par le Val-d’Ajol. C’est là que j’ai véritablement rejoint la route des chalots. Mais même en dehors de l’itinéraire prévu, il y a des chalots et surtout d’agréables paysages. Ça c’était le premier jour.

Ma seconde journée, je suis retournée au Val-d’Ajol par un chemin différent. J’y ai rencontré un producteur de bluets des Vosges. Je me suis arrêtée à l’auberge de la ferme Saint Vallier pour goûter l’andouille du Val-d’Ajol. J’ai dégusté une praline au sapin chez Rémi Arnould et enfin j’ai dormi dans un chalot aménagé! Le lendemain, l’office du tourisme est venu nous chercher, moi et le vélo, à cet endroit. Mais il est possible de continuer la route et de découvrir bien plus… Libre à vous d’organiser votre séjour.

Par Pauline de Madame Bougeotte 

L’Hérault à vélo (Hérault)

Le département de l’Hérault est comme un petit bonbon : il faut le prendre le temps de le déguster pour apprécier toutes ses saveurs. Des étroites rues chargées d’histoire de Montpellier, aux contreforts des Montagnes Noires : l’Hérault est un département idéal à visiter à vélo !

Photo Cyclonomade

Votre régalade héraultaise commencera surement par Montpellier, sa gare, son patrimoine et ses animations estivales. Cependant, différentes véloroutes peuvent aussi vous mener à l’Hérault telle que le Canal du Midi, l’EuroVélo de la Méditerranée, ou encore la ViaRhôna. Partir à l’ouest, vous entraînera vers les territoires viticoles, dont la fameuse ville de Saint-Chinian. Après quelques dégustations, vous pourrez remonter de long de l’Orb afin de rejoindre les Gorges d’Héric et ses piscines naturelles. C’est aussi le point de rencontre avec la Passai Pais, voie verte qui vous guidera jusqu’à Olargues (classé plus beau village de France). Enfin osez gravir les cols du parc Naturel Régional du Haut-Languedoc et ses hauts-plateaux pour apprécier mouflons et panoramas splendides de la Méditerranée aux Pyrénées.

Photo Cyclonomade

Photo Cyclonomade

Les plus sportifs peuvent continuer leur route plus au nord encore afin de découvrir la Couvertoirade et le cirque de Navacelles (classé au patrimoine mondial de l’Unesco). Et enfin rentrez par la région du Pic Saint-Loup, emblème de la région. Quant aux amoureux du vélo de montagne, un réseau cyclable de boucles VTT et une traversée de l’Hérault (nord-sud) est disponible ! Héraultaise depuis ma naissance, c’est à vélo que j’ai appris à m’approprier cette terre et à l’apprécier à sa juste saveur : celle d’un bonbon qui ne font jamais et que j’ai toujours plaisir à retrouver et découvrir encore un peu plus !

Par Laura de Cyclonomade.net

Canal des 2 Mers, 750 km à vélo de Sète à Royan (Hérault)

Photo Globe trekkeuse

Relier la mer Méditerranée à l’océan Atlantique (ou l’inverse) à vélo, c’est désormais possible grâce au Canal des 2 Mers, un itinéraire très bien aménagé de 750 km de long, traversant 10 départements. Son principal avantage est d’offrir aux cyclistes itinérants des paysages variés et quelques trésors du patrimoine naturel et culturel français, tout en leur facilitant la vie. Hébergements labellisés « Accueil Vélo », lieux de rencontre, voies vertes très bien entretenues, plans des pistes disponibles dans les OT, autant de critères qui ne trompent pas : les cyclistes sont les bienvenus tout au long du parcours.

Photo Globe trekkeuse

L’itinéraire est plat et sans difficulté, si ce n’est sa longueur. Mais il n’est pas nécessaire de le faire dans son intégralité… chacun choisira en fonction de ses centres d’intérêts : villes, campagne, vignobles, ou plages, ou encore en fonction des vins à déguster. Il est facile de rejoindre en train l’une des villes étape et d’y louer un vélo pour quelques jours. Et pas la peine de rapporter le vélo au point de départ, certains loueurs s’en chargent pour vous ! Il existe même des séjours  « clé en main » où tout est organisé, y compris le transport des bagages d’étape en étape.

Quelques coups de cœur : la ville royale de Nérac (Lot-et-Garonne), la piste aménagée sur une ancienne voie ferrée (Entre-Deux-Mers) et le village de Talmont-sur-Gironde (Charente-Maritime). Mais il y a bien d’autres trésors que je vous laisse découvrir dans mon article Canal des 2 Mers, 750 km à vélo de Sète à Royan.

Par Céline du blog Globe Trekkeuse

Découvrez la Vélo Francette (Normandie)

Photo par My Little Road

Pendant un week-end, je suis partie à la découverte du parcours de la vélo Francette sur un peu plus de 70 km entre la jolie station balnéaire de Ouistreham et les reliefs de la Suisse Normande. L’itinéraire s’étend bien au-delà puisqu’il est possible de rejoindre l’Atlantique (730 km plus loin) à la Rochelle en empruntant seulement des voies vertes, des chemins ou des petites routes de campagnes.

Photo par My Little Road

J’ai beaucoup aimé ce mode de ‘slow travel’ qui laisse le temps de redécouvrir la France avec ses paysages bucoliques, ses jolis petits villages de Normandie et sa gastronomie. Premier arrêt sur le trajet, la ville de Caen où nous avons découvert un centre-ville piéton très animé et de nombreuses librairies aux vitrines alléchantes avant de bruncher au restaurant design Key’s & CO.

Dans l’après-midi, nous avons suivi une ancienne voie de chemin de fer avant de découvrir les paysages étonnants de la Suisse normande. Sur certains passages aux dénivelés importants, nous avons enfin compris le choix du vélo électrique ! Ils nous ont permis de ne pas trop nous fatiguer et de profiter pleinement des sublimes panoramas comme celui depuis la roche d’Oëtre.

Photo par My Little Road

Photo par My Little Road

Pour cette fois-ci notre périple se termine à la frontière des départements de l’Orne et du Calvados pour une nuit réparatrice dans le magnifique ‘Manoir de Bénédicte’, une demeure familiale située au milieu d’un parc arboré avec en bonus une piscine pour se délasser les jambes !

Par Solène de My Little Road

 

Itinéraire de Saint-Malo au Mont-Saint-Michel à vélo (Manche)

Léa du blog Bons baisers

« Premiers coups de pédales. À cet instant il n’y a que Léo, moi, ces deux jours sans aucun plan et la Bretagne qui s’offre à nous. Nous quittons Saint Malo. Premiers coups de pédales. C’est encore facile, les vélos sont excellents et le soleil, timide, nous enrobe de sa douceur. Nous commençons à pédaler sans imaginer que c’est vers chez vous que nous allons. »

Nous partons de Saint Malo avec des vélos de randonnée que nous louons. Aucun plan, juste l’envie de voir le mont Saint Michel. Nous pédalons toute la journée. Nous suivons la côte, nous prenons les petits chemins pour découvrir les falaises sous un nouvel angle, nous nous arrêtons sur les plages que nous croisons. Nous finissons sur cette petite route au milieu de champs de moutons. De temps en temps une maison en pierre ou un vieux moulin nous salue. Nous pédalons, seuls au monde. Voilà, nous passons en Normandie et nous approchons enfin cette silhouette qui nous guide depuis plusieurs heures. Majestueux mont Saint Michel.

Photo Léa du blog Bons Baisers

Après une nuit dans le jardin de madame Ferrand où nous avons planté notre tente, nous entamons le retour. Impossible de se lasser de ces paysages et de ses parfums découverts la veille. Une pause huîtres-vin blanc et nous rentrons à Saint Malo. Deux jours de vélo alors que l’on n’est pas de grands sportifs, ça donne bien droit à une bonne galette dans les remparts de la ville, non ?

Par Léa du Blog Bons Baisers

Découvrir la ViaRhôna en vélo

Photo Le Coin des Voyageurs

La ViaRhôna est un itinéraire de 815 kilomètres qui démarre sur les rives du lac Léman et se termine sur les plages de la Méditerranée. Entre routes à faible circulation partagées avec les voitures et voies vertes, la ViaRhôna est facilement identifiable grâce à une signalisation comportant son logo, même s’il manque encore quelques tronçons. Cette véloroute traverse trois régions Auvergne Rhône-Alpes, Provence Alpes-Côte-d’Azur et Occitanie, en longeant le fleuve Rhône sur une grande partie du trajet. Elle permet de découvrir des paysages très variés (montagne, vignobles, campagne provençale…) et des villages pittoresques.

Photo Le Coin des Voyageurs

J’ai expérimenté des tronçons plats (entre Lyon et Valence) et accessibles à tous, même aux familles avec enfants. J’ai adoré ces balades le nez au vent à savourer la liberté que procure un voyage à vélo. On y croise des aficionados du vélo qui roulent vite mais aussi de nombreux amateurs qui pratiquent le slow travel et prennent le temps d’admirer les magnifiques panoramas, et de s’arrêter le temps de quelques visites culturelles, un peu d’oenotourisme et des bons repas. Les photos ci-dessus ont été prises en Ardèche, un département que j’ai adoré ! Toutes les infos pratiques peuvent se trouver sur le site. On peut même y créer son roadbook vélo personnalisé !

Par Sylvie du Blog Le Coin des Voyageurs

En vélo en famille sur la Vélodyssée ! (Finistère)

Au cours de l’été 2016, nous avons effectué notre baptême de balade en famille à vélo. Nous avons choisit d’effectuer un tout petit tronçon de la Velodyssée, vous savez cet itinéraire de près de 1200 km de cyclotourisme le long de l’océan Atlantique ? Non-adeptes du vélo et pour une première expérimentation en famille (nos enfants avaient 18 mois et 4 ans), nous avons pris le départ à Morlaix, dans le Nord Finistère, un matin.

De Morlaix à Scrignac, il y a 26 kilomètres. Le parcours ombragé au cœur des Monts d’Arrée est adapté pour les novices que nous sommes (malgré une voie légèrement vallonnée (13 kilomètres de montée)). Mes mollets de « sportive du dimanche » s’en souviennent encore ! Le soir, nous avons posé nos bagages dans un gîte étape situé dans une ancienne gare et nous avons effectué le chemin inverse le lendemain. Nous nous demandions comment allait se passer cette escapade du côté des enfants. Ils ont été super et ont beaucoup apprécié ce moment (que ce soit dans la charrette ou sur le porte-bagage).

Nous avons roulé en plein bocage et bois, ce qui nous a permis d’apercevoir un renard, un chevreuil, des chevaux et des biquettes. Les terres intérieures de la Bretagne sont paisibles, j’aime beaucoup cette ambiance !

Infos pratiques : 

  • Itinéraire idéal sans voiture au départ de Morlaix : après une arrivée en train, rejoignez à pied l’office de tourisme pour y louer les vélos.
  • Il y a des gîtes étapes sur la route pour faire une halte pour une pause ou une nuit ! Pour notre part, nous avons testé le gîte étape de la gare à Scrignac.

Lili et sa famille voyageuse du blog Jolis Voyages 

Boucle dans le sundgau au départ de Mulhouse

Mulhouse est la mal-aimée de l’Alsace et pourtant c’est un lieu parfait pour débuter un voyage à vélo en France, d’une journée ou de quelques mois. C’est simple, passent à Mulhouse l’Eurovélo 6, l’Eurovélo 5 et la véloroute des trois pays. On est également à 50km de la Francovélosuisse et à 15km de l’Eurovélo 15.Cependant pour notre premier voyage à vélo, j’ai tourné le dos à ces grands itinéraires pour me concentrer sur une région mal-aimée des transports en commun (et quand on n’a pas son permis…) : le Sundgau.

Située tout au sud de l’Alsace, ces collines et ces étangs en font une région loin des clichés touristiques, sans cigogne sur les toits, mais avec des carpes frites dans l’assiette.L’avantage d’une région peu peuplée, c’est que quand il n’y a pas de pistes cyclables, il y a des chemins de forêts et des routes extrêmement peu fréquentées. Bon, l’inconvénient est qu’il est préférable de faire quelques courses avant de quitter Mulhouse, via l’Eurovélo 6 pour ensuite obliquer au sud.L’office de tourisme propose plus de 300km de circuits vélo. Et si le guide est payant, la carte est disponible gratuitement.

J’ai donc créé mon propre itinéraire en passant d’une boucle à l’autre, chacune étant pensée pour une balade d’une journée.Pour les plus malins, qui ont relevé le mot « colline » dans ma petite présentation, sachez qu’en restant autour d’Altkirch et surtout sur les circuits cyclistes, il n’y a pas de grosses difficultés. Par contre je vous déconseille la visite de Vieux-Ferrette, car aussi belles que soient les ruines de son château, en vélo c’est juste l’enfer !

Par Tiphanya du blog Avenue Reine Mathilde

De Paris à Nice sur la Route Nationale 7

La route nationale 7, qui relie Paris à Menton sur 996 km, est l’une des routes les plus célèbres de France (et la plus longue route nationale). Elle doit sa notoriété à la révolution culturelle que fut la création des congés payés. De nombreux Français se retrouvèrent ainsi, chaque été, sur cette route des vacances en direction des plages de la Côte d’Azur.

Parce qu’elle est donc mythique. Parce qu’elle traverse quelques-uns de plus beaux paysages de France dont la forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne), les gorges de la Loire (Loire), le vignoble du Beaujolais (Rhône) ou le massif de l’Estérel (Var). Parce qu’elle offre de nombreuses pauses gourmandes, dont quelques restaurants étoilés au Guide Michelin. Parce qu’elle rappelle à l’ex-coureur cycliste amateur que je suis la course professionnelle Paris-Nice. Parce que j’ai perdu un pari. Autant de raisons pour lesquelles j’ai pédalé, sept jours durant, le long de la RN 7.

Si la majeure partie du tracé est praticable en vélo, quelques sections empruntent des voies express que certains voudront éviter en roulant sur des tronçons moins fréquentés (et ce, même si la plupart du trafic routier circule désormais sur les autoroutes).

À Vienne (Isère), on peut bifurquer à l’est en direction de Grenoble afin de rejoindre la côte méditerranéenne via la non moins mythique route Napoléon. Selon moi, les paysages traversés ici sont encore plus beaux (magnifiques panoramas sur les Alpes). Le prix à payer étant un dénivelé plus important avec le passage de quelques cols.

Par iclo du blog #LaVieCestMieux

 

Pour vous aider à repérer ces itinéraires, retrouvez la carte des 10 itinéraires à vélo en France recommandés par tous ces blogueurs ci-dessous :

J’espère que cet article vous a fait voyager autant que moi en tout cas ! Et si vous êtes intéressés par le voyage sans voiture, n’hésitez-pas à rejoindre le groupe #TeamSansVoiture sur Facebook pour partager vos expériences et poser vos propres questions 😉 Merci à tous les blogueurs qui ont participé à cet article.

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Voyage au Pays des écrins : des glaciers aux rivières…

Le Pays des Écrins, là où les grands glaciers font les petites rivières… Ce « pays » situé dans les Hautes-Alpes au sud de Grenoble (entre Briançon et Gap) intègre en effet une partie du Parc Naturel des Ecrins, mais c’est aussi une des réserves d’eau vive les plus importantes de France. Forcément, j’ai tout de suite pensé à vous parler de mon voyage presse sur le thème de l’eau lorsque j’ai vu le thème du RDV En France Aussi du mois : Au fil de l’eau, initié ce mois-ci par Caroline du blog Family Trip and Play et créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs. En effet, pour la petite histoire, en montagne, l’eau suit tout un parcours : retenue par les nuages, elle se transforme en glacier, neige, et rivière… Plus qu’un récit de voyage, je vous propose une petite découverte pédagogique sur le thème de l’eau en montagne.

Le Pays des Écrins au fil des glaciers …

Le voyage au Pays des Écrins commence au pied du Glacier Blanc, dans le Pré de Madame Carle à Pelvoux. Un glacier que j’avais déjà eu l’occasion de voir lors de mon voyage avec Esprit Parc National l’an dernier, sans pouvoir finir la randonnée par manque de temps. Nous entamons l’ascension, avec pour objectif le refuge du Glacier Blanc à 2 500 mètres d’altitude (et 750 mètres de dénivelé à parcourir, ce qui est plutôt conséquent si vous n’avez pas l’habitude de faire de la marche). Dès le début, le sifflement des marmottes nous narguent… nous en croiserons plusieurs au fur et à mesure, mais surtout nous sommes émerveillés par ce magnifique site.

Dés les premiers pas de la randonnée vers le Glacier Blanc, nous pouvons apercevoir de loin le Glacier Blanc, ainsi que le Glacier Noir à sa gauche, qui doit son nom à la terre qui le recouvre et lui donne un aspect noirâtre. Encore une fois, je m’émerveille devant les contrastes, la nature, les fleurs et tout ce qui m’entoure. Au fur et à mesure que nous montons, l’ascension se fait plus difficile en raison de l’altitude, sans être toutefois insurmontable. Là-haut, depuis le refuge du Glacier Blanc, la vue est exceptionnelle, mais c’est une aventure dont je vous parlerai dans un article dédié tant il y a de choses à dire…

Un glacier, qu’est-ce-que-c’est ?

Depuis 1986, le Glacier Blanc est dit « en phase de recul ». Car oui, un glacier « vit »… il prend naissance à cause de la neige, qui ne font pas entièrement dès 3 000 mètres d’altitude. Ainsi, au fur et à mesure des années, cette neige se transforme en névés, puis en glace, qui va enfin constituer le glacier. Au fur et à mesure, en raison de son poids, le glacier avance dans la vallée et entraîne avec lui certains blocs de roche appelés « blocs erratiques », parfois à une distance éloignée. Cependant, à cause du réchauffement climatique, le glacier peut fondre et ainsi entrer en « phase de recul », comme c’est le cas pour le Glacier Blanc. Sur notre chemin, notre guide de montagne nous montre les signes du glacier là où il était autrefois, mais ce sont les photos qui permettent de se rendre compte des faits. Ainsi, sur la photo ci-dessous, la comparaison entre une photo prise en 1987 et ma photo prise au même endroit en 2017, 30 ans après, montre à quel point le Glacier Blanc a pu reculer…

Le Glacier Blanc en 1987 – Source

Le glacier blanc en 2017

Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez-pas à consulter cette page très bien faite sur le suivi du Glacier Blanc.

Le Pays des Écrins au fil des rivières…

Après cette randonnée au Pays des Écrins à la rencontre des glaciers, direction les rivières ! On retrouve en effet de nombreuses rivières d’eau vive au Pays des Écrins, dont la Durance qui est la plus importante rivière de Provence. De l’eau en montagne découle de nombreuses activités et sports de montagne et nous avons ainsi pu tester le stand-up paddle sur rivière et le rafting dans la Durance.

Du stand-up paddle avec Diabolo Gyr

Après un bon repas au refuge du Glacier Blanc, nous redescendons pour nous diriger à côté du Stade D’Eau vive d’Argentière-la-Bessée pour une session stand-up paddle ! Oui, ce séjour au Pays des Écrins était bien sportif, je confirme. Bon, clairement, je le regrette, mais je ne pense pas que le stand-up paddle deviendra « mon sport » ou un sport que j’aime beaucoup pratiquer. Ce n’est pourtant pas « si » compliqué, tu te lèves sur la planche, tu tiens en équilibre et tu pagayes. Dans les faits, à peine levée sur la planche que je tremblotais déjà de nervosité… et je suis la seule qui est tombée sur terrain calme 🙂 En tombant dans une eau à 12 degrés, même avec la combinaison, vive le choc thermique ! C’est une activité originale qui peut être chouette, mais je ne pense pas être capable de dépasser assez mon appréhension pour en profiter à fond.

Du rafting sur la durance avec Rafiki Nature

Le lendemain, c’est avec Rafiki Nature que nous nous préparons pour du rafting en eaux vives. Lorsque nous arrivons au départ du parcours, tout le monde se regarde avec une petite appréhension. Parce que l’eau est loin d’être calme, il y a beaucoup de courant, des cailloux, des branches, il s’agit en effet de la fin du parcours sportif. Et quand notre moniteur nous briefe sur les consignes de sécurité, l’appréhension ne va pas en s’arrangeant : l’eau est à 8 degrés, si vous tombez, vous aurez forcément un choc thermique, vous allez être déboussolé et vous allez avoir du mal à respirer mais il faut penser à ne pas paniquer

Bon, je n’étais pas forcément rassurée… mais je me suis quand même lancée, et je n’ai pas regretté ! Clairement au début, j’étais super crispée et prête à me jeter dans le bateau à la moindre secousse, mais au fur et à mesure, j’ai pris goût aux sensations. Limite à la fin, je n’aurais pas mieux demandé que de recommencer. Il faut dire que notre moniteur était aussi bien à l’écoute, et on a bénéficié d’une petite pause chamallows grillés et café au passage bien chouette. Franchement, si vous devez faire du rafting à côté de Briançon, je vous recommande Rafiki Nature les yeux fermés. Le matériel est top avec des combinaisons bien confortables et tout ce qu’il faut pour se protéger et l’accompagnement était parfait.

Les rivières au Pays des Ecrins sont des rivières glaciaires ou pluvio-nivales

Elles sont alimentées par les pluies ou encore la fonte des glaciers, ce qui peut faire énormément grimper le niveau selon le temps qu’il fait. Egalement, leur couleur peut varier, nous avons ainsi commencé par une eau plutôt claire, pour finir sur une eau un peu « opalescente » qui charriait pas mal de minéraux des glaciers 🙂

Le Pays des Ecrins et l’hydroélectricité

Après avoir suivi le parcours de l’eau  des glaciers à la rivière, nous avons découvert une petite merveille architecturale, l’usine hydroélectrique des Claux dont l’architecture ressemble à celle d’une cathédrale. Encore en fonctionnement, l’usine hydroélectrique des Claux et son espace musée « De la glace à la lumière » permet de retracer l’importance de l’eau au Pays des Écrins et la façon dont elle a permis l’industrialisation d’Argentière-la-Bessée, grâce aux idées de Gilbert Planche, très avancé sur son temps.

En téléchargeant l’application Sentiers des écrins, vous pouvez découvrir de nombreuses idées de randonnées au Pays des Écrins.

Dormir au Pays des Écrins : l’éco-gite Brin de Paille

Lors de ces trois jours au Pays des Écrins, nous avons dormi dans un éco-gite labellisé Gites de France, le gite Brin de Paille à Saint-Martin-de-Queyrières, fait avec des bottes de paille ! Tout dans ce gite était parfait, de l’accueil aux repas de folie préparés, en passant par le bain norvégien à disposition, et la vue sur montagnes en permanence.

Les chambres sont belles, décorées avec élégance, et les prix accessibles : 57 euros pour deux avec petit-déjeuner, et le repas est de 19 euros. Je vous recommande à 100% le gite Brin de Paille si vous passez dans le coin 😉

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu et que vous aurez appris quelques petites choses !

Pour ma part, je remercie Gaëlle et Le Pays des Écrins pour ce voyage que j’ai partagé avec Gil, Les Globe Blogueurs et Elle Mixe.

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