Durant ma scolarité, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de partir à l’étranger pour plusieurs mois, notamment en Suède ou en Finlande : des pays dans lesquels je rêve de voyager maintenant ! Et pourtant, je n’ai jamais saisi l’opportunité.

Bien sûr, il y a eu certains obstacles matériels qui m’ont freiné, notamment le fait d’avoir des animaux (difficile de faire garder son chat pendant six mois par les amies), le fait de galérer à retrouver un logement au retour, de trouver un endroit pour ranger mes affaires… Tout ça n’aurait pas été simple.

Mais plus que tout, j’ai toujours eu un attachement à mon pays. Je ne suis pas une grande amoureuse de la France mais c’est mon pays et ça me va très bien. Surtout, c’est mon repère. J’adore pourtant découvrir d’autres cultures, je n’ai pas peur de partir à l’aventure, et quand je me suis décidée, j’ai déménagé à 600 kilomètres de chez moi en deux semaines, sans savoir ou j’allais.

Mais déménager à l’étranger même pour six mois, ça revenait à perdre toutes mes possessions en quelque sorte. A l’étranger, on ne ramène pas ses meubles,  quinze cartons d’affaires, ni même son chat, on doit tout laisser derrière soi. Et je pense que c’est le problème de ne pas avoir trop de famille : on ne peut pas tout laisser derrière soi en stand by, soit on prend tout avec soi, soit on laisse tout.

Pourtant, je ne nourris pas trop de regrets par rapport à tout ça, ce n’est pas le grand drame de ma vie, j’ai fait beaucoup d’expériences déjà. Mais quand je vois des gens, blogueuses, amies, partir à l’étranger, alors je me prends à me dire que j’aurais quand même aimé oser me lancer. J’aurais voulu avoir le luxe de pouvoir tout mettre en stand by le temps de quelques mois. Encore maintenant, quand je suis partie en Islande, je me suis dit « j’adorerais habiter ici pour un an ! ». Mais quelque part, je crois que je ne conçois pas un déménagement à l’étranger sans un minimum de sûreté : pouvoir amener mes clics et mes clacs : les affaires, les chats (surtout les chats), avoir un logement correct.

En somme, l’opportunité rêvée pour partir à l’étranger pour moi, ce serait un boulot avec logement de fonction, sans aucunes complications à l’arrivée, dans mon secteur d’activité. Autant dire que ça n’arrivera pas hein 😉 ça doit être mon côté matérialiste, je n’ai aucun souci à partir quelques jours en voyage sans « confort », mais quand il s’agit de vivre, mon appartement c’est mon repère, mon oasis en quelque sorte.

Alors, oui, je crois que je ne serai jamais totalement une globe-trotteuse mais au fond, ça n’empêche pas les rêves d’évasion et de partir à l’aventure et heureusement ! Mais parfois j’envie ces gens qui font le tour du monde, le sac sur le dos, en laissant toutes leurs possessions derrière eux ou ceux qui ont simplement le courage de partir en Erasmus !

Et vous, vous avez osé partir vivre à l’étranger ?