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Envie de..., Plages ?

Un blogueur voyage peut-il survivre à un séjour en club Marmara tout-compris ?

Partir en club de vacances tout-compris : le pire cauchemar pour tout blogueur voyage qui se respecte ? Et pourtant, je m’y suis « collée » lors de vacances entre amies… et je peux même dire que  j’ai aimé ça, même s’il y a des inconvénients bien sûr 🙂 Alors, si vous vous êtes toujours demandé si les personnes qui partent en club tout-compris ne sont pas un peu maso’… ou que vous voulez avoir mon avis sur mon séjour Marmara, je vous emmène sous le soleil de la Grèce !

Et si on partait en Grèce en séjour tout-compris avec Marmara ?

Tout a commencé par cette question d’une amie, Aurélie, déjà partie plusieurs fois avec Marmara. Pour ma part, je ne connaissais que de nom et je n’aurais jamais pensé opter pour cette solution, surtout que le supplément personne seule est de 50%… Mais j’avais quand même bien envie de partir au soleil, et puis la Grèce ça avait l’air bien, et puis on allait bien rigoler. Vous l’aurez compris, je n’ai pas mis longtemps à finalement me décider à laisser 700 jolis petits euros pour une semaine tout-compris (chambre, boissons, repas) à Kos au Zorbas Beach Hotel, au départ de l’aéroport de Lille.

C’est l’histoire d’une fille qui n’a pas tout compris…

Les séjours qui me bouleversent sont rares. Bien sûr, il y a tout au long de l’année des petits moments, des beaux voyages… Mais il y a aussi parfois un voyage qui surgit, un de ceux qui me mettent la tête à l’envers et qui me poussent dans mes retranchements. Qui me sortent de ma zone de confort, à l’image de mon séjour en hiver au Val d’Hérens.

Avec ce séjour Marmara, je pense que j’ai vécu un vrai grand-huit des émotions. Car dans un petit club comme celui du Zorbas Beach, il ne faut pas s’attendre à faire sa vie dans son coin, surtout si vous participez aux activités. Très vite, vous croisez les mêmes têtes, échangez, et en un rien de temps, vous vous retrouvez lié(e) à des personnes qui ne vous quitteront pas du voyage. Les affinités se créent vite, trop vite parfois, en tout cas parfois trop vite pour moi… Sur ce coup là, je peux remercier mon amie de voyage d’avoir été compréhensive, car j’ai souvent eu besoin de « m’éloigner » un peu pour me ressourcer.

(oui, cette fille à côté de moi est réelle xD )

Mais j’ai aussi noué de belles affinités. Au fur et à mesure, j’ai apprécié de plus en plus certains animateurs, fait connaissance avec d’autres personnes séjournant au club, et je suis même devenue amie avec une des serveuses. Chaque soir, on se racontait les potins et nos journées, je crois que c’est ma plus belle rencontre au club, et le soir du départ, ça m’a vraiment fait un gros coup dur de partir comme ça. Car oui, on finit par s’attacher à ces gens et par se créer une routine, même en si peu de temps.

C’est l’histoire d’un beau coin de paradis…

Il faut dire que le Zorbas Beach de Kos est beau. Avec sa vue sur les montagnes, sa belle piscine, ses petites maisonnettes, on s’y sent vite comme à la maison, encore plus quand ta chambre donne sur la piscine, ni trop près, ni trop loin. La chambre est équipée ce qu’il faut, chaque jour, le personnel de ménage nous surprend avec de nouvelles « sculptures de serviettes », la nourriture est variée, avec des menus qui changent souvent.

Le plus beau, c’est la plage juste en face. Ce n’est pas une belle plage de sable blanc avec de l’eau transparente, mais les couchers de soleil sont magnifiques.

Pour le côté pratique, il y a une supérette à côté du club (qui peut être utile si vous voulez acheter du matériel de première nécessité) (ou des croquettes à un chat errant qui vous fait vraiment trop pitié). La station balnéaire de Tigaki est à une dizaine de minutes à pied, elle ne mérite pas qu’on s’y attarde des heures, mais c’est une bonne option pour prendre l’air en dehors du club. Et puis, il y a le bus qui mène à Kos Ville, aux thermes, aux plages…

Enfin, et c’est là l’une des forces de Marmara, l’équipe d’animation propose du sport toute la journée (volley, pétanque, aquagym…) et un spectacle chaque soir. Au début, on regarde ces gens qui viennent en vacances pour faire la même chose qu’à la maison avec perplexité. Et puis, au fur et à mesure, on se laisse « piéger » tel le chat errant qui revient toujours ! On commence par y mettre un pied, avec l’aquagym « parce que c’est bien pour faire du sport ». Et puis, un autre pied, avec les fléchettes « parce que les copines y vont alors je vais tester ». Et on finit complètement dedans, à enchaîner les animations quand on ne part pas en excursion 🙂

C’est l’histoire d’une fille qui retentera peut-être un jour le tout-compris…

Un séjour tout-compris avec Marmara : oui ou non ?

Clairement, un séjour en club tout-compris a beaucoup d’avantages. Il y a beaucoup de beaux clubs, pour un cadre que l’on ne pourrait pas forcément se payer en individuel. Mieux vaut privilégier les petits clubs cependant, et éviter les petits immeubles avec vue sur piscine, qui peuvent vite perdre en convivialité. Le tout-compris, c’est aussi de l’économie niveau repas, il y a même des paniers pique-nique quand on part en excursion, et la cuisine est souvent locale. Enfin, le tout-compris, c’est un bon moyen de mélanger visite du pays en optant pour des excursions et détente au club en préférant les piscines ou les animations sport.

Mais la qualité d’un séjour tout-compris dépend aussi grandement de son club. Par exemple, pour Marmara, mon amie avait adoré notre séjour à Kos… et elle a regretté son séjour en Sardaigne. Locaux pas forcément propres, qualité moyenne de la nourriture et surtout une équipe d’animation pas à la hauteur qui privilégie systématiquement leurs amis lors des jeux et autres moments. Les équipes d’animation changent chaque année, si vous voulez vous décider, essayez de regarder les avis de l’année en cours pour juger de la qualité de l’équipe présente.

De même, les excursions comptent quand même pour beaucoup dans le budget. Chaque excursion coûte environ 60-70 euros, cela s’ajoute à l’addition (facilement 250 euros)… mais pour nous, ça a toujours été bien organisé et un vrai plaisir car nous n’étions pas trop pressées et nous avons vraiment pu découvrir les lieux. Nous avons ainsi participé à l’excursion au volcan à cratère ouvert de Nissyros (sympa à voir, mais qu’est-ce qu’il fait chaud dedans, et le paysage est très désertique), la journée pêche en mer et snorkeling sur une plage privée (le bonheur, je recommencerais sans hésiter), et on a loué une voiture pour aller jusque Kalymnos en bateau après.

Clairement, un séjour Marmara, niveau budget, ça compte comme des « grosses vacances ». C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai refusé d’y aller avec Aurélie l’année suivante, car je voulais économiser pour d’autres voyages.

Vous l’aurez compris, ce séjour tout-compris, je l’ai tout de même apprécié. Il y a eu des hauts et des bas, mais je me suis laissée peu à peu séduire par un type de formule qui ne m’attirait pas plus que ça au début. Bien sûr, ce n’est pas fait pour tout le monde, il faut aimer les activités un peu en groupe, et alterner entre excursions organisées et promenades de son côté si on veut rester dans son budget. Si vous avez déjà testé un club Marmara, n’hésitez-pas à me dire ce que vous en avez pensé 😉

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Envie de..., Randonnées ?, Suisse, Voyager en Europe

La Suisse à pied : sur les crêtes, la liberté

Fière, accomplie, avec un sentiment de satisfaction si intense que j’en ai eu les larmes aux yeux. C’est ce que j’ai ressenti en atteignant le point culminant de la randonnée que je vais vous conter. L’histoire d’un rêve réalisé, celui de faire une randonnée jusqu’aux crêtes d’une montagne.

La suisse à pied

Revenir à Thyon 2000 dans le Val d’Hérens en Suisse, c’était déjà quelque chose. J’avais connu les lieux sous la neige en janvier, lors d’un séjour hivernal qui m’avait tour à tour désœuvrée, surprise, enthousiasmée, éclatée, épuisée… Revenir seule dans cette station avec son feuillage d’été, ça avait quelque chose d’un peu nostalgique. Alors même qu’il ne s’était pas passée tellement de temps depuis mon dernier séjour ! Je me suis remémorée les beaux moments, les rencontres, j’ai eu l’impression de revenir sur mes pas, là où je m’étais promis de revenir en automne pour le festival de la raclette « Racl’agettes », et voilà, j’y étais ! C’était parti pour plusieurs heures de randonnée vers les Gouilles d’Essertze, mon point d’arrivée, et ses crêtes vers le Mont Rouge.

Pour aller jusqu’aux Gouilles d’Essertze, il faut juste suivre le chemin qui remonte depuis le bas de la station Thyon 2000 vers le télésiège de la Trabenta et continuer toujours. Attention à ne pas prendre le chemin qui bifurque à un moment vers la droite pour aller jusqu’au télésiège. Après un petit détour inutile, je suis sur le bon itinéraire… en tout cas, il me semble. Le terrain est plutôt accessible, bien que parfois plus sauvage. Mais plusieurs fois, je doute. Et si je me trompais de chemin ? Patricia m’a dit que la randonnée était facile, et le dénivelé est supposé être inférieur à 400 mètres, mais plus le temps passe, plus j’hésite.

Le paysage est sublime, mais pour la première fois lors d’une randonnée, je songe à faire demi-tour. Est-ce la solitude ? La fatigue ? La difficulté de randonner de nouveau après tant de temps sans en faire ? Je l’ignore encore, il faudrait que je retente l’expérience pour le déterminer, mais ce qui est certain, c’est que j’ai failli abandonner plus d’une fois… mais non. Non, je ne voulais pas laisser tomber, parce que je voulais atteindre mon objectif. Ces crêtes, c’était mon rêve, et je n’allais pas laisser tomber aussi facilement. Alors, j’ai continué, encore et encore, jusqu’à atteindre le Saint-Graal.

Arrivée au panneau, la randonnée n’était pas terminée. Il fallait encore monter, un peu plus, pour atteindre les crêtes. La fatigue est là, j’ai de moins en moins le temps de m’attarder, mais ce n’était sûrement pas le moment de me laisser décourager. Alors, j’ai grimpé. Jusqu’à atteindre les crêtes et une vue magnifique sur les Gouilles d’Essertze, de petits lacs dont je n’ai pas eu le temps de faire le tour. Mais ce sentiment que j’ai eu là-haut, c’était juste merveilleux. Un vrai sentiment d’accomplissement, la fierté et l’apaisement.

 

Là-haut, comme le plus beau des symboles, deux rapaces s’élancent dans le ciel, se cherchant et se trouvant. Et moi, je sais que tout ça n’a pas été vain. Au loin, le Mont Rouge me nargue, mais le bus qui ne m’attendra pas en bas, et mes propres compétences m’empêchent de l’atteindre. Ce n’est que partie remise, n’est-ce-pas ?

Le Val d’Hérens, une destination #TeamSansVoiture

Voyager sans voiture est en Suisse est un jeu d’enfant, mais c’est aussi un sacré périple ! Pour faire cette randonnée, je suis partie en bus postal depuis la ville de Sion, jusqu’à Thyon 2000. Sion, que j’avais rejoint le matin-même depuis Vex également en bus et le Chalet Le Rucher de Patricia.

Pour venir en Suisse en train depuis Paris, vous devrez emprunter le TGV Lyria. Toute l’année, celui-ci relie Paris à Lausanne ou Genève pour aller jusqu’à Sion ensuite. En hiver, pour accéder à Thyon 2000, il y a des lignes directes Paris – Sion qui permettent ainsi de venir passer un week-end ski en train en Suisse depuis Paris très facilement. Si vous prenez le TGV Lyria et que vous en avez la possibilité, je vous recommande la première classe Lyria : journaux, confort, et le midi, ils servent un plateau repas inclus dans le prix du billet aux petits oignons 🙂

Pour vous loger dans le Val d’Hérens, je vous recommande un appartement à louer à Thyon 2000 si vous prévoyez de faire plusieurs activités dans la station ou le chalet Le Rucher à Vex pour pouvoir vous déplacer facilement dans tout le Val d’Hérens. Ces deux hébergements dans le Valais sont #TeamSansVoiture, on peut y accéder en bus depuis Sion facilement.

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