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Randonner dans la Montagne Ardéchoise, « l’autre » Auvergne !

Jusqu’à présent, lorsqu’on me parlait Ardèche, je pensais plutôt rivières et baignades. Mais en me rendant dans la montagne Ardéchoise, tout au nord de l’Ardèche, j’ai découvert qu’elle était aussi montagnes, volcanisme, et vues incroyables. Surtout, j’ai découvert que cette partie de l’Ardèche à la frontière du Massif Central et ses sucs (volcans éteints) me rappelait tellement mon Auvergne natale que j’en suis venue à me dire « mais en fait, l’Ardèche, c’est l’autre Auvergne ! ».

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Fêtes de la Sainte-Barbe : Lens et son passé minier

Dans le Nord, en plus du fromage, de la bière, et de la chaleur du coeur, nous avons quelque chose qui pousse parfois à l’interrogation. Les mines. Leur exploitation et ses ravages. Les corons, ces enfilades de maisons en briques toutes similaires dans lesquelles vivaient les mineurs.

Pendant des années, le bassin minier du Nord-pas-de-Calais a chauffé la France entière. Et pourtant, lorsqu’on parle du Nord et de la mine aujourd’hui, cela sonne plutôt comme quelque chose de peu flatteur pour ceux qui ne sont pas de la région. Avec les fêtes de la Sainte-Barbe, Lens et Liévin redonnent leurs lettres de noblesse à cet héritage.

Un bel hommage quand on a grandi dans le Nord, car on a tous forcément un membre de notre famille qui a été à la mine, ou qui a des copains qui ont été à la mine. Voire qui n’en sont jamais revenus…

Un hommage au passé minier de la région

La Sainte-Barbe, à l’origine, est un hommage à la patronne des métiers liés au feu et aux explosions : les pompiers, artificiers, mineurs, artilleurs… A l’occasion de la fête de la Sainte-Barbe, il y avait de nombreux événements organisés à Lens et autour du 3 au 8 décembre 2019 : des mappings, spectacles de rues, escape game, défilés… Ce n’est que la deuxième édition mais elle était déjà de qualité, et j’ai déjà envie de revenir pour la troisième l’année prochaine ! Voici un petit aperçu…

L’exposition lampes et objets de la mine – Maison syndicale de Lens

On commence par une exposition « classique », avec une exposition des objets qui servaient aux mineurs, de pancartes de la mine… Cela me rappelle des souvenirs d’enfance, sachant que j’ai grandi dans une ville qui s’appelle Douchy-les-Mines, j’ai déjà pu voir ces pièces avant.

A l’étage, la scénographie reprend une « salle des pendus » : il s’agissait à l’époque des vestiaires, sur chaque crochet numéroté, il y avait la tenue d’un mineur qui était « pendue » au plafond. C’était l’une des rares pièces chauffées, pour que les habits puissent sécher. Le terme « salle des pendus » n’est pas un terme officiel, mais un terme inventé par les médias pour parler de cette salle assez unique, il est donc à employer avec une certaine mesure.

Mapping à l’église Saint-Amé à Liévin

L’un des grands dangers de la condition de minier, c’est ce qu’on appelle le « coup de grisou ». Le grisou est un gaz inodore et invisible, sans danger en petite quantité, mais qui peut donner de grosses explosions au dessus de 10/15% lors de son contact avec l’air. C’est le « coup de grisou », qui a coûté la vie à de nombreux miniers.

En France, le dernier coup de grisou a eu lieu à Liévin le 27 décembre 1974, dans la fosse 3 située à côté de l’église Saint-Amé. Il a coûté la vie de 42 miniers, ce qui en fait la « plus grande catastrophe minière de l’après-guerre ». Il faut dire qu’à l’époque, toute la vie des habitants se concentrait autour de la fosse, avec les maisons des mineurs, leur famille, les écoles de leurs enfants… Ce jour-là, il y a eu « seulement » 42 morts, mais tous ceux qui vivaient là ont perdu quelqu’un.

Le mapping rendait ainsi en partie hommage au passé du lieu, avec des allusions au feu, à l’univers industriel, mais pas que. Moi qui aime voir pas mal de mappings, j’ai trouvé que celui-ci exploitait bien le lieu, et racontait une histoire, tout en étant dans quelque chose de très artistique.

Mise en lumière de la Faculté Jean Perrin

Direction l’université de Lens et ses jardins pour découvrir de nombreuses sculptures de feu et brasiers… Nous avons beaucoup apprécié cette mise « en lumière » du feu, justement, dans toute sa convivialité, sa façon de rapprocher les gens, de nous effrayer, ou encore de nous intriguer.

https://www.instagram.com/p/B524XM8iMl1/

Il y avait un spectacle pyrotechnique par la suite auquel nous n’avons pas pu assister, mais cela valait ce beau détour.

Le final : déambulation à la torche et spectacle de Lens à Loos-en-gohelle

Pour finir les fêtes de la Sainte-Barbe, c’est au départ de Lens que nous avons pris la route à pied jusque Loos-en-Gohelle, accompagnés de la compagnie Pyromènes qui assurait le spectacle. Plusieurs blogueurs du collectif #BlogueursHDF ont d’ailleurs eu leur flambeau (dont moi !) 🙂

A l’arrivée à la base du 11/9, nous avons eu le droit à un spectacle d’une bonne heure et plein de poésie, un hommage aux mineurs, au travail en bas, au feu, à l’entraide… Il pleuvait, et on a eu froid, mais on a eu surtout beaucoup de plaisir à assister à ce beau final.

Que voir à Lens ?

Une visite à faire à Lens : Le musée Louvre-Lens.

Vous êtes de passage à Lens ? Faites aussi une halte au musée Louvre-Lens. Avec une architecture très sobre, j’ai beaucoup apprécié la « Galerie du temps » du Louvre-Lens : celle-ci est en effet gratuite et présente en plus des oeuvres permanentes, des expositions temporaires.

Nous avons aussi apprécié l’exposition du moment sur la Pologne, qui dure jusqu’au 20 janvier 2020. On y découvre des oeuvres politiques, des peintures de paysages, de danses folkloriques… de très belles salles à découvrir avec un guide si possible.

Un restaurant où manger à Lens : Comme chez Babcia

Un restaurant insolite où manger à Lens : le restaurant polonais comme chez Babcia. Avec une ambiance colorée, vivante, on s’est amusés comme jamais, il y avait des chants, des danses… La cuisine est délicieuse, le prix abordable, la vodka terrible ! Franchement, si vous cherchez un bon restaurant à Lens, Comme chez Babcia ne vous décevra pas.

Un hôtel où dormir à Lens : l’hôtel Louvre Lens Esprit de France

Juste à côté du Musée Louvre Lens, l’hôtel Louvre Lens Esprit de France offre un bel écrin pour dormir à Lens. Sauna, salle de sport, chambres de caractère… La chambre double est à partir de 109 euros, ce qui reste abordable pour un week-end un peu cocooning à Lens.

Vous connaissiez l’histoire du bassin minier ? Qu’est-ce qui vous a le plus plu dans cette présentation de Lens et des fêtes de la Sainte-Barbe ?

Merci à Florence Lens Liévin Tourisme et au collectif #Blogueurshdf pour ce beau week-end avec Les vadrouilleurs, My sweet escape, Fais pas ta mijaurée, Les Ch’tis Trotteurs, Les Millets du 62, Happy us Book et Clic and Flash qui m’accompagnait 🙂