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Visiter Lille autrement avec le City tour « Art Mural »

Vandales ; délinquants ; marginaux… c’est ce que vous pensez lorsque vous voyez des graffitis ? Mais saviez-vous que sans graffiti, le street art que l’on connait aujourd’hui n’existerait pas ? De Roubaix à Lille, je suis partie à la découverte du street art dans la métropole lilloise, mais aussi de ses origines, grâce à un city tour organisé par Lille sur le thème « Art Mural »

#StreetGenerations : à l’origine de tout, le graff

Le début de la visite commence à l’entrée de La Condition Publique à Roubaix, pour l’exposition street-art Street Generations. Forcément, qui me connait sait que c’est le genre d’exposition qui me plaît 🙂 Durant une visite un peu accélérée, j’en apprends plus sur le street-art… et j’ouvre les yeux sur son origine. Car le street-art n’est pas apparu comme ça, beau et artistique, sur un mur, du jour au lendemain. Car derrière ce mouvement artistique de plus en plus reconnu, il y a celui beaucoup plus controversé du graffiti…

Car oui, c’est le graffiti qui est à l’origine du street art, et non pas le street art qui a inspiré le graffiti, comme on pourrait le croire. Le street art est ainsi né à Philadelphie, avec Darryl Mc Cray, alias Cornbread. Un garçon timide amoureux d’une certaine Cynthia, habitué des centres de redressement, qui écrivait inlassablement « Cornbread loves Cynthia » sur les murs de son quartier. Une chose en entraînant une autre, il crée un véritable engouement autour du graff, engouement qui se répand bientôt à New York, éternel terrain de jeu pour les artistes. Le graff envahit alors les rames de métro, puis les rues, il mute, perpétuellement, évolue, se transforme, s’intensifie…

C’est toute cette évolution que l’on peut découvrir à l’exposition Street Générations de Roubaix. Une évolution qui prend une multitude de visages, toujours tous mués par ce même besoin d’expression artistique.

Malgré mon goût pour le street art, je ne voyais pas le graff de cette manière. Je pensais « comme tout le monde » : « super, quelle oeuvre artistique, et sinon, les conneries, vous arrêtez quand ? » quand j’en voyais un. Mais comment pourrais-je renier totalement l’importance du graff quand on sait que le street-art est une forme de graff, amélioré à l’extrême, mais quand même ?

C’est sur cette note que nous montons dans le bus City Tour de Lille pour suivre la visite direction le parc Jean-Baptiste Lebas, après un passage dans le quartier du Pile à Roubaix très orienté sur le street art, avec plusieurs œuvres qui font partie de l’exposition… Car c’est le bus de ce City Tour à Lille avec une thématique dédiée : proposer plusieurs visites sur deux à trois sites pour explorer la métropole lilloise.

ATTENTION : l’expo Street Générations à La Condition Publique à Roubaix

ne dure que jusqu’au 09 juillet, ne tardez pas si vous ne voulez pas la manquer.

Le street art à Lille avec le collectif Renart

Gare Saint-Sauveur, Julien prend le relais pour nous parler du collectif Renart qui organise tous les deux ans la Biennale Internationale d’Art Mural. Ensemble, nous explorons les abords du parc Jean-Baptiste Lebas à la rencontre de différentes œuvres, mais surtout, nous passons de l’histoire à la réalité.

Après avoir retracé l’histoire du street-art, Julien nous interpelle sur la délicate frontière entre art et vandalisme. L’art mural trouve son énergie dans la transgression, alors comment œuvrer pour valoriser ce qui n’est pas permis ? Comment donner à l’art mural toute sa place dans la ville sans détériorer la propriété d’autrui ?

Avec la BIAM, Julien propose un événement qui regroupe artistes locaux, nationaux et internationaux autour de l’art mural. La touche locale est pour lui essentielle, c’est elle qui donne tout son sens à l’événement, et qui fait sûrement de la BIAM un événement si fédérateur. Par ailleurs, un bon nombre des fresques qui sont peintes pendant l’événement figurent sur des propriétés privées, avec l’autorisation des propriétaires, évidemment.

Qu’est-ce-que cette fresque représente ? Le premier qui trouve gagne une carte postale de Lille      ( NE TRICHEZ PAS !) 🙂

Le passage sera un peu plus rapide, mais néanmoins instructif. Julien mentionne une carte de l’art mural à Lille pour visiter Lille en vélo qui se trouve ici. La prochaine édition sortira en juillet, je mettrai le lien à jour à ce moment-là 🙂 Pour voir du street-art à Lille, je vous recommande les quartiers de Moulins et Wazemmes pour ma part.

En tout cas, je suis repartie contente de cette visite et j’ai beaucoup aimé la formule de City Tour proposée par Lille (dont vous trouverez toutes les éditions à venir ici). Cette formule permet en effet de passer quelques heures à visiter Lille sans voiture avec une thématique bien spéciale et d’en apprendre plus sur son patrimoine et ce qui fait son essence. Je recommande donc à la #TeamSansVoiture et à tous ceux qui cherchent quoi voir à Lille ! Merci à Audrey pour son invitation et aux équipes de I Love Roubaix / La Condition Publique pour leur accueil.

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Voyage au Pays des écrins : des glaciers aux rivières…

Le Pays des Écrins, là où les grands glaciers font les petites rivières… Ce « pays » situé dans les Hautes-Alpes au sud de Grenoble (entre Briançon et Gap) intègre en effet une partie du Parc Naturel des Ecrins, mais c’est aussi une des réserves d’eau vive les plus importantes de France. Forcément, j’ai tout de suite pensé à vous parler de mon voyage presse sur le thème de l’eau lorsque j’ai vu le thème du RDV En France Aussi du mois : Au fil de l’eau, initié ce mois-ci par Caroline du blog Family Trip and Play et créé par Sylvie du blog Le Coin des Voyageurs. En effet, pour la petite histoire, en montagne, l’eau suit tout un parcours : retenue par les nuages, elle se transforme en glacier, neige, et rivière… Plus qu’un récit de voyage, je vous propose une petite découverte pédagogique sur le thème de l’eau en montagne.

Le Pays des Écrins au fil des glaciers …

Le voyage au Pays des Écrins commence au pied du Glacier Blanc, dans le Pré de Madame Carle à Pelvoux. Un glacier que j’avais déjà eu l’occasion de voir lors de mon voyage avec Esprit Parc National l’an dernier, sans pouvoir finir la randonnée par manque de temps. Nous entamons l’ascension, avec pour objectif le refuge du Glacier Blanc à 2 500 mètres d’altitude (et 750 mètres de dénivelé à parcourir, ce qui est plutôt conséquent si vous n’avez pas l’habitude de faire de la marche). Dès le début, le sifflement des marmottes nous narguent… nous en croiserons plusieurs au fur et à mesure, mais surtout nous sommes émerveillés par ce magnifique site.

Dés les premiers pas de la randonnée vers le Glacier Blanc, nous pouvons apercevoir de loin le Glacier Blanc, ainsi que le Glacier Noir à sa gauche, qui doit son nom à la terre qui le recouvre et lui donne un aspect noirâtre. Encore une fois, je m’émerveille devant les contrastes, la nature, les fleurs et tout ce qui m’entoure. Au fur et à mesure que nous montons, l’ascension se fait plus difficile en raison de l’altitude, sans être toutefois insurmontable. Là-haut, depuis le refuge du Glacier Blanc, la vue est exceptionnelle, mais c’est une aventure dont je vous parlerai dans un article dédié tant il y a de choses à dire…

Un glacier, qu’est-ce-que-c’est ?

Depuis 1986, le Glacier Blanc est dit « en phase de recul ». Car oui, un glacier « vit »… il prend naissance à cause de la neige, qui ne font pas entièrement dès 3 000 mètres d’altitude. Ainsi, au fur et à mesure des années, cette neige se transforme en névés, puis en glace, qui va enfin constituer le glacier. Au fur et à mesure, en raison de son poids, le glacier avance dans la vallée et entraîne avec lui certains blocs de roche appelés « blocs erratiques », parfois à une distance éloignée. Cependant, à cause du réchauffement climatique, le glacier peut fondre et ainsi entrer en « phase de recul », comme c’est le cas pour le Glacier Blanc. Sur notre chemin, notre guide de montagne nous montre les signes du glacier là où il était autrefois, mais ce sont les photos qui permettent de se rendre compte des faits. Ainsi, sur la photo ci-dessous, la comparaison entre une photo prise en 1987 et ma photo prise au même endroit en 2017, 30 ans après, montre à quel point le Glacier Blanc a pu reculer…

Le Glacier Blanc en 1987 – Source

Le glacier blanc en 2017

Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez-pas à consulter cette page très bien faite sur le suivi du Glacier Blanc.

Le Pays des Écrins au fil des rivières…

Après cette randonnée au Pays des Écrins à la rencontre des glaciers, direction les rivières ! On retrouve en effet de nombreuses rivières d’eau vive au Pays des Écrins, dont la Durance qui est la plus importante rivière de Provence. De l’eau en montagne découle de nombreuses activités et sports de montagne et nous avons ainsi pu tester le stand-up paddle sur rivière et le rafting dans la Durance.

Du stand-up paddle avec Diabolo Gyr

Après un bon repas au refuge du Glacier Blanc, nous redescendons pour nous diriger à côté du Stade D’Eau vive d’Argentière-la-Bessée pour une session stand-up paddle ! Oui, ce séjour au Pays des Écrins était bien sportif, je confirme. Bon, clairement, je le regrette, mais je ne pense pas que le stand-up paddle deviendra « mon sport » ou un sport que j’aime beaucoup pratiquer. Ce n’est pourtant pas « si » compliqué, tu te lèves sur la planche, tu tiens en équilibre et tu pagayes. Dans les faits, à peine levée sur la planche que je tremblotais déjà de nervosité… et je suis la seule qui est tombée sur terrain calme 🙂 En tombant dans une eau à 12 degrés, même avec la combinaison, vive le choc thermique ! C’est une activité originale qui peut être chouette, mais je ne pense pas être capable de dépasser assez mon appréhension pour en profiter à fond.

Du rafting sur la durance avec Rafiki Nature

Le lendemain, c’est avec Rafiki Nature que nous nous préparons pour du rafting en eaux vives. Lorsque nous arrivons au départ du parcours, tout le monde se regarde avec une petite appréhension. Parce que l’eau est loin d’être calme, il y a beaucoup de courant, des cailloux, des branches, il s’agit en effet de la fin du parcours sportif. Et quand notre moniteur nous briefe sur les consignes de sécurité, l’appréhension ne va pas en s’arrangeant : l’eau est à 8 degrés, si vous tombez, vous aurez forcément un choc thermique, vous allez être déboussolé et vous allez avoir du mal à respirer mais il faut penser à ne pas paniquer

Bon, je n’étais pas forcément rassurée… mais je me suis quand même lancée, et je n’ai pas regretté ! Clairement au début, j’étais super crispée et prête à me jeter dans le bateau à la moindre secousse, mais au fur et à mesure, j’ai pris goût aux sensations. Limite à la fin, je n’aurais pas mieux demandé que de recommencer. Il faut dire que notre moniteur était aussi bien à l’écoute, et on a bénéficié d’une petite pause chamallows grillés et café au passage bien chouette. Franchement, si vous devez faire du rafting à côté de Briançon, je vous recommande Rafiki Nature les yeux fermés. Le matériel est top avec des combinaisons bien confortables et tout ce qu’il faut pour se protéger et l’accompagnement était parfait.

Les rivières au Pays des Ecrins sont des rivières glaciaires ou pluvio-nivales

Elles sont alimentées par les pluies ou encore la fonte des glaciers, ce qui peut faire énormément grimper le niveau selon le temps qu’il fait. Egalement, leur couleur peut varier, nous avons ainsi commencé par une eau plutôt claire, pour finir sur une eau un peu « opalescente » qui charriait pas mal de minéraux des glaciers 🙂

Le Pays des Ecrins et l’hydroélectricité

Après avoir suivi le parcours de l’eau  des glaciers à la rivière, nous avons découvert une petite merveille architecturale, l’usine hydroélectrique des Claux dont l’architecture ressemble à celle d’une cathédrale. Encore en fonctionnement, l’usine hydroélectrique des Claux et son espace musée « De la glace à la lumière » permet de retracer l’importance de l’eau au Pays des Écrins et la façon dont elle a permis l’industrialisation d’Argentière-la-Bessée, grâce aux idées de Gilbert Planche, très avancé sur son temps.

En téléchargeant l’application Sentiers des écrins, vous pouvez découvrir de nombreuses idées de randonnées au Pays des Écrins.

Dormir au Pays des Écrins : l’éco-gite Brin de Paille

Lors de ces trois jours au Pays des Écrins, nous avons dormi dans un éco-gite labellisé Gites de France, le gite Brin de Paille à Saint-Martin-de-Queyrières, fait avec des bottes de paille ! Tout dans ce gite était parfait, de l’accueil aux repas de folie préparés, en passant par le bain norvégien à disposition, et la vue sur montagnes en permanence.

Les chambres sont belles, décorées avec élégance, et les prix accessibles : 57 euros pour deux avec petit-déjeuner, et le repas est de 19 euros. Je vous recommande à 100% le gite Brin de Paille si vous passez dans le coin 😉

Voilà, j’espère que cet article vous aura plu et que vous aurez appris quelques petites choses !

Pour ma part, je remercie Gaëlle et Le Pays des Écrins pour ce voyage que j’ai partagé avec Gil, Les Globe Blogueurs et Elle Mixe.

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