Comment vous parler de mon voyage de 4 jours sur les chemins de la Véloscénie, cet immense itinéraire cyclable de 450 kilomètres qui relie Paris au Mont-Saint-Michel ? Comment faire pour vous transmettre un bel aperçu de ce que j’ai vu en un article, sans que cela ne devienne un début de roman ? Peut-être en évitant de tout vous raconter, et en me concentrant surtout sur l’essentiel : ce qu’il faut savoir sur la Véloscénie, ce que j’ai aimé, et ce qui me fait vous la recommander aujourd’hui… et en laissant ensuite la parole à une experte 😉

 

La Véloscénie, c’est quoi, c’est pour qui ?

carte véloscénie

Itinéraire de la Véloscénie Cliquez sur la carte France Vélo Tourisme pour avoir toutes les adresses hébergements Accueil Vélo

Si vous voulez visiter la France à vélo, la Véloscénie est un bel itinéraire à suivre : elle s’étend sur 452 kilomètres balisés, entre voies vertes, voies cyclables et petites routes. Surtout, elle part de Paris, capitale facilement accessible, jusqu’au fameux Mont-Saint-Michel… traversant au passage les départements des Yvelines, l’Eure-et-Loir, l’Orne, et la Manche. Autant dire qu’on voit beaucoup de paysages différents lorsque l’on suit les routes de la Véloscénie, pas un jour ne se ressemble.

Pourquoi opter pour un vélo électrique pour la Véloscénie ? 

Lors de ce périple, nous avions des vélos électriques… et j’approuve totalement cette option ! En effet, notamment dans le Perche, ça monte beaucoup et ça aide d’avoir ce coup de boost. Bien sûr, l’électrique ne fait pas tout, lorsque ça monte, il faut quand même pédaler, mais c’est une aide qui est utile pour tous les gens qui aiment le vélo sans être de grands sportifs.

Vous n’y connaissez rien en vélo, mais le cyclotourisme en France, ça vous tente ? Il est bien sûr recommandé d’avoir avec vous votre petit matériel d’urgence mais vous pouvez vous faciliter la vie en optant pour des hébergements Accueil Vélo 🙂 En effet, le label Accueil Vélo s’adresse à ceux qui veulent voyager en France à vélo : les hébergements se situent à moins de 5 kilomètres d’une piste cyclable et disposent d’équipements adaptés (abri vélos, kit de réparation) ainsi que de services type transfert de bagages, lavage des vélos… Nous avons ainsi pu découvrir plusieurs hébergements accueil vélo lors de notre itinéraire Véloscénie :

A Chartres dans la maison de chambres d’hôtes Villa Saint-Pierre,

avec une jolie chambre à thème avec baignoire

Le Logis Hôtel du tribunal à Mortagne-au-Perche, une demeure 18/19ème siècle avec le charme de l’ancien,

et un petit déjeuner fait-maison délicieux (leur confiture de lait… un vrai délice)

Le Logis Hôtel Le Normandie à Bagnoles-de-l’Orne (très jolie station balnéaire que j’aurais aimé avoir le temps de visiter), avec une chambre spacieuse et moderne et encore une fois, un petit déjeuner fait-maison savoureux

 

Ce que j’ai aimé avec la Véloscénie…

Faire son propre sirop artisanal (chez L’Alchimiste), déguster du cidre, se balader en attelage percheron… on peut vivre tout un tas d’expériences lorsqu’on suit l’itinéraire de la Véloscénie, mais surtout voir un tas de paysages. J’ai été émerveillée par la verdure des Yvelines et de Rambouillet, surtout par la rencontre avec les rapaces de l’Espace Naturel du Parc Rambouillet (et nous avons eu la chance d’approcher les petits dans la nurserie, mais ça, ça fera l’objet d’un autre article !).

Bien sûr, j’aurais aimé rester des heures dans les jardins du château de Maintenon et dans les rues à admirer Chartres en Lumière. Je me suis sentie apaisée par les paysages verdoyants et bucoliques de l’Orne, mais j’ai aussi adoré en apprendre plus sur la dentelle d’Alençon (et étonnée de savoir que les dentellières à l’époque commençaient à 5/6 ans pour finir aveugles à 30 ans, le tout dans des conditions déplorables) ; et enfin finir sur les vertes plaines de la Manche avec l’arrivée au Mont-Saint-Michel.

Faire la Véloscénie, c’est aussi découvrir un peu plus la Normandie… et j’ai eu un vrai coup de cœur pour cette région : les paysages verdoyants s’y suivent, mais ne se ressemblent pas, il y a de la nature partout, mais aussi de la tradition,  de l’émotion. J’y suis d’ailleurs retournée lors d’un week-end chez une amie et je n’arrêtais pas de répéter « mais c’est trop beau », « mais c’est vraiment trop beau », « ah non, mais j’adore » ! C’est aussi ça, la Véloscénie, avoir un pied partout, et prendre une vraie bouffée d’air pur. Surtout quand l’arrivée se fait en « pleine mer » au Mont-Saint-Michel !

 L’itinéraire de la Véloscénie en détails, par Emma

 

Je n’ai pas parcouru toute la Véloscénie en vélo, mais je voulais pouvoir vous donner un aperçu détaillé de l’itinéraire de la Véloscénie. Voyager en vélo représente de la préparation, et je voulais pouvoir vous aider un maximum à faire votre choix entre un tronçon et un autre. J’ai donc demandé à Emma, chef de projet Véloscénie que nous avons rencontré au Mont-Saint-Michel, de me donner son avis sur chaque partie de la Véloscénie 🙂 Son témoignage étant très bien détaillé, j’ai fait un mini-PDF pour que cela soit plus lisible.

Vous pouvez donc retrouver un avis détaillé sur l’itinéraire de la Véloscénie en cliquant ici

De mon côté, je reviendrai sur certaines étapes de mon voyage dans d’autres articles (notamment sur Rambouillet et le Mont-Saint-Michel), mais n’hésitez-pas à me poser vos questions. Vous vous en douterez, cette destination est 100% #TeamSansVoiture.

Lors de ce séjour, j’étais accompagnée d’Ingrid de Radis Rose, de Julie de La boucle voyageuse, de Jenny de JD Roadtrip et de Valentine de Hello it’s Valentine, chez qui vous pourrez sûrement trouver d’autres avis sur la Véloscénie, Julie a d’ailleurs déjà publié son article. Merci à Pascal de l’agence Airpur, pour son accompagnement tout au long de cette aventure, à Emma Le Conte et à toutes les personnes qui nous ont accueillies durant ce voyage presse.