Je suis ce qu’on pourrait appeler une « enfant des colonies de vacances ». Très vite et très jeune, j’ai été en colonie de vacances pour enfants, souvent en août, à de nombreuses destinations différentes.

Souvenirs, souvenirs…

La première colonie dont je me rappelle, c’est celle d’Englancourt, au Château Rouge dont je garde des souvenirs « flashs ». Un coup de jus près de l’enclos des chevaux, un hymne qui sonnait l’heure du repas (ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter les abeilles…), des punitions injustes, plein d’activités… J’étais encore jeune, peut-être 6/7 ans, mais je sais que je m’amusais bien là-bas.

Puis j’ai grandi et j’ai fini par aller dans des colonies pour adolescents à Châtel, Séderon dans la Drôme, dans les Pyrénées…  De cette époque, je garde des souvenirs parfois durs, des difficultés d’intégration ou des râteaux douloureux, mais aussi des souvenirs d’expériences géniales, comme cette fois ou on est partis pour 4 jours de vélo avec arrêt dans un camping différent à chaque fois, les nuits à la belle étoile, les multiples sports que j’ai pu essayer (randonnée, spéléologie, rafting, canyonning, tir à l’arc…).

Les colonies de vacances pour enfants et adolescents : ce que j’en retiens

J’ai de bons souvenirs de mes colonies de vacances pour enfants, je crois que j’étais heureuse d’y aller. J’en garde bien sûr certains souvenirs un peu durs, on ne se rend pas compte en tant qu’adulte combien une punition peut être mal vécue par un enfant, mais dans l’ensemble, j’ai fait beaucoup d’activités, et je me rappelle que j’étais une vraie pile électrique à l’époque !

Des souvenirs de colonies de vacances pour adolescents, je garde un sentiment plus mitigé. Dans un sens, ces colonies m’ont permis de découvrir énormément de lieux et d’activités sportives que j’ai adoré tester. Je n’ai pas vécu dans un milieu riche, mais sur les loisirs et les vacances, je n’ai pas le regret d’avoir « raté ça aussi » même si mes parents n’avaient pas de moyens. D’ailleurs, on trouve pas mal d’ados issus de milieux défavorisés en colonies, ce qui n’est pas de tout repos pour les animateurs non plus (fugues, histoires glauques and co…).

Mais je garde aussi des souvenirs plus douloureux car les adolescents entre eux ne se font pas toujours de cadeaux et que je n’étais pas une fille mignonne, ou populaire. J’ai eu de belles amitiés, j’en garde même un très bon ami, mais c’est aussi une période à laquelle on veut avoir un copain et l’adolescente enfermée dans ses complexes que j’étais n’a pas toujours bien digéré les rejets, même si ça m’a poussée à grandir.

Au final, je ne regrette pas ces colonies de vacances. Je sais que des enfants qui ont vécu dans un milieu social plus favorisé n’ont pas eu cette chance de partir en vacances à chaque été, j’ai vécu des moments extraordinaires, des expériences étonnantes. Alors certes, ce n’est plus trop d’actualité… mais au final, ce sont les premiers voyages que j’ai vécu et quelque part, je crois que c’est ce qui me donne aussi cette bougeotte en permanence. J’adore découvrir de nouvelles activités, partir régulièrement, et je pense que toutes ces colonies à alterner entre activités en extérieur et pratiques sportives n’y sont pas étrangères… et ce n’est pas plus mal !