Lifestyle

Au retour, les choses n’ont pas la même saveur

Est-ce qu’il vous est déjà arrivé lors d’un voyage, ou sur le trajet vous menant à vos vacances de craquer sur un endroit, de faire des « oh comment c’est trop beau » et d’avoir tout bonnement envie de vous arrêter là et de savourer l’instant présent ? Si c’est le cas, alors je n’ai qu’une chose à vous dire : craquez !

islande seljalandfoss

Oui, mais on a pas le temps, vous allez me le dire. Je sais, je sais. Je me rappelle de la première fois que j’ai eu le syndrome du « magique à l’aller, vide au retour ». Je partais en direction d’Antibes pour une semaine de vacances bien méritées, nous avions rendez-vous à 14h avec une amie la-bas. A cause des bouchons, nous avons décidé de suivre un itinéraire hors autoroutes… et à un moment, nous sommes tombés sur un coin de paradis ! Des jolies rivières aux fonds clairs et turquoises, des endroits pour se baigner, un lac, de la verdure, un vrai coin pour se reposer. J’étais comme une gamine excitée, je voulais qu’on s’arrête mais notre amie risquait de trop nous attendre si on tardait donc on a rien fait.

Puis on a passé cette semaine de vacances, il y a eu certains soucis et au retour, on s’est arrêtés à ce fameux coin de paradis. Mais voilà, tout ça avait perdu de son charme, je n’avais qu’une envie, celle de rentrer, je n’ai pas savouré. Le plaisir n’était plus là, oui le coin était joli, mais il n’y avait plus l’émerveillement qui m’avait pris à l’aller. D’ailleurs, j’ai supprimé les photos depuis, c’est fou, j’avais pourtant eu un tel coup de cœur à l’aller… Comme quoi, l’idée qu’on se fait de certains lieux dépend beaucoup du contexte.

En road trip ? Sachez saisir l’instant présent !

Bref, je ne sais pas si je suis la seule à avoir été dans cette situation mais ces petites anecdotes m’ont permis de comprendre que lorsqu’on est en voyage, je pense qu’il faut savoir se laisser une marge de manœuvre. Lorsqu’on tombe sur un endroit qui nous émerveille lors d’un road-trip, qui nous fait nous sentir bien, savoir se dire « stop, on arrête tout, le reste du voyage attendra ». Car même si on se dit « tant pis, on le fera au retour », souvent, au retour, on est fatigués, pressés, et même si on s’arrête comme prévu, ça n’a pas la même saveur.

 

Lors de mon road-trip en Islande après une grosse randonnée, mon ami a voulu s’arrêter à la plage de Vik alors que si ça avait tenu qu’à moi, on aurait foncé jusqu’à Jokulsarlon. Eh ben vous savez quoi ? J’ai enlevé mes chaussures et j’ai vécu un moment de détente tel que lorsqu’on est remontés dans la voiture, je n’avais plus mal aux pieds. Sur cette plage, on a vécu de chouettes moments, je me suis pris une énorme vague alors que je m’approchais trop près de l’eau, on a discuté, on s’est détendus. C’est dans ces moments-là que je ne regrette pas d’avoir suivi mon compagnon de voyage, de l’avoir écouté, d’être sorti de ma zone de confort.

vik islande

Et c’est quelque chose que j’ai retenu de mon road-trip, il faut savoir s’arrêter tout de suite quand quelque chose nous touche vraiment, quitte à ne pas avoir le temps de tout faire. Parce que j’ai aussi compris que souvent, lorsqu’on voyage, les paysages n’ont jamais le même goût à l’aller qu’au retour. Il faut savoir s’arrêter, s’attarder… pour s’émerveiller.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Previous Post Next Post

You Might Also Like

2 Comments

  • Reply Le Fil de Lau 4 février 2013 at 22 h 20 min

    Aaaah la plage de Vik, l’une des 10 plus belles du monde, ai-je lu récemment. Profiter des imprévus. Et du Jokulsarlon aussi ^^

  • Reply Mali 30 décembre 2013 at 23 h 56 min

    Oui elle est superbe !

  • Leave a Reply

    CommentLuv badge