Cela faisait un peu trop longtemps à mon goût qu’il n’y avait pas eu d’articles nature par ici… et puis, je suis retombée sur des photos de l’Islande et j’ai eu envie de vous parler des plages de l’Islande. Parce qu’elles ont eu un effet souvent apaisant sur moi, parce qu’elles me font dire qu’il y a de la beauté dans l’obscurité, et parce que ça correspond bien à l’ambiance de ces derniers jours, parsemée de noir et d’espoir.

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Les plages en Islande sont bien éloignées des plages que l’on a l’habitude de fréquenter. Comme on a souvent roulé sur la Route 1, on a longé la côte à de nombreuses reprises, et à chaque fois, le même constat. On ne vient pas en Islande pour se baigner. C’est une île, il y a des plages, mais c’est l’Islande. Après, je pense que ça n’arrête probablement pas les locaux ou les courageux mais en tout cas, ce ne fut pas notre cas lors de notre voyage en juin (à part dans les piscines chauffées à Reykjavik^^).

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Pourtant, malgré ce côté très sauvage, je garde de très bons souvenirs de deux plages d’Islande : Vík et la plage du Jökulsárlón. Deux plages de vrai sable… mais pas n’importe quel sable, du sable noir ! Qui nous rappelle l’origine volcanique de l’île, les volcans sont actifs en Islande, et les éruptions de ces volcans laissent de nombreuses traces dans le pays. Ce sable noir, ou encore les champs de lave (dont je vous parle très vite d’ailleurs). A part sa couleur et son grain moins fin, ce sable est à l’image de notre sable à nous… et il fait bon y marcher pieds nus !

Vík, l’une des plus belles plages d’Islande

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C’est à Vík que j’ai expérimenté la chose, après une grosse randonnée. Dès notre arrivée, je suis impressionnée par la plage de Vik. Elle est située au sud de l’Islande et c’est surtout le village réputé comme étant le plus pluvieux d’Islande ! Vous allez me dire, je viens du NORD, ça ne me changera pas ! Mais heureusement, ce jour-là, il faisait un temps relativement beau qui nous as permis de retirer les chaussures pour marcher pieds nus dans le sable (on est à la plage quand même !). Nous avançons vers les aiguilles rocheuses appelées Reynisdrangar, sur lesquelles il y a de nombreux oiseaux. Cet endroit est d’ailleurs un paradis pour les amoureux des oiseaux car on y retrouve notamment des macareux ! Sauf que je n’en ai pas vu. Et en fait sur ce coup-là, je n’ai pas manqué que les macareux mais ça, je vous en parle après. Je me suis risquée à tremper mon pied dans l’eau, et c’était bien bien froid. Les vagues sont intenses, violentes, mais c’est comme ça que j’aime la mer.

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En arrivant au bout de la plage, on s’est un peu aventurés dans les grottes plus près de l’eau… et forcément, j’ai réussi à me prendre une bonne vague dans la tronche et à me mouiller jusqu’aux genoux. En même temps, fallait bien s’en douter en se « réfugiant » là pour prendre mes photos.

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Lorsqu’on est rentrés dans la voiture, miracle, je me sens revigorée, je n’ai plus mal aux pieds, je me sens bien, c’était génial. Par contre, je vous disais que j’avais raté quelques petites choses… et en fait, j’ai juste raté une des merveilles de l’Islande, la plage de Reynisfjara avec ses orgues basaltiques et sa colonie de macareux (Cécile ailleurs en parle ici) ! Et j’avais vraiment envie de les voir ces macareux (ils étaient dans mon top 3 des animaux de l’Islande à voir : Les baleines d’Islande (pas vues malgré toutes les fois ou j’ai scruté le rivage avec mes jumelles, au cas ou), Les chevaux islandais (CHECK) et les macareux (inconnu au bataillon alors qu’on a risqué de crever un pneu pour aller sur un spot connu). Comme quoi, s’il y a un truc à toujours avoir quand on va en Islande, c’est un guide bien précis ! Car à plusieurs reprises, on a eu du mal à trouver certains spots (comme certaines sources chaudes) ou à l’inverse, on est passés à côté de choses chouettes à faire parce qu’on a trop été focalisés sur les « endroits à atteindre » fixés. Clairement, si je le refaisais, je prendrais plus mon temps.

Jökulsárlón, ses icebergs, sa plage… un paradis gelé

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C’était notre dernière destination, le Jökulsárlón. Entre temps, pourtant, on a eu envie parfois de s’attarder, de trainer, on s’est même demandés : est-ce que ça vaut bien le coup ? Mais il fallait y aller. Et je vous le dis encore une fois : il faut aller au Jökulsárlón. Le Jökulsárlón est un lac dit « proglaciaire », au sud du glacier Vatnajökull (pour info’,-jökull signifie glacier en islandais. Si une destination porte ce suffixe, alors il y a de la glace dans le coin^^). Les morceaux de glace qui se détachent du glacier finissent d’abord dans le lac glaciaire avant de rejoindre la mer (et un bon nombre d’entre eux s’échouent sur la plage du Jökulsárlón). Ici encore, on peut apercevoir la faune de l’islande, j’ai nommé ses phoques ! Encore une fois, on en verra pas un seul. Heureusement que je venais pas là que pour les animaux hein 😉

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Sur place, pas d’invasion de touristes, on a du mal à croire que c’est là, d’ailleurs c’est à peine signalisé quand on arrive depuis la route. Vous roulez et d’un coup, vous le voyez. Le temps n’est pas très clair mais c’est un truc que j’ai remarqué de ce côté du pays, c’est très gris et nuageux, sûrement à cause des glaciers plus présents.

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Après une petite promenade au bord du lac glaciaire, j’ai voulu me promener sur la plage qui est juste à côté… et c’était beau ! Glacial, mais magique. En vous approchant du large, vous entendez le courant, fort, rapide, bruyant, au loin, il forme une sorte de barrière. Vous marchez parmi les bouts d’icebergs, je m’approcherais même pour prendre l’un d’entre eux plus près mais je suis restée très prudente. J’étais seule et le courant avait l’air si fort que je ne voulais pas prendre le risque de me retrouver emportée par accident.

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Alors, plutôt plage de Vík ou Jökulsárlón ? S’il ne faut en choisir qu’une, ce sera le Jokulsarlon, parce que c’est plus impressionnant, plus dépaysant. Mais si vous allez à celle de Vík, renseignez-vous avant sur ses petits secrets histoire de ne pas passer à côté de la moitié de ce qu’on peut y voir comme nous 😉